
Logos Skype et Jitsi (montage Godefroy Troude)
Les visioconférences sont un bon moyen de garder le contact avec ses proches. Mais des étapes préalables en rendent parfois l’accès complexe pour certains : installation d’une application, création d’un compte, incompatibilité avec certains systèmes d’exploitation, incompatibilité entre ordinateurs et smartphones, limitation de durée…
Voici deux solutions simples que j’ai testé avec succès jusqu’à 18 connexions sur ordinateur :
– Jitsi (open source) qui fonctionne directement sur Firefox, et de préférence Chrome.
– Skype (Microsoft) qui fonctionne directement sur le navigateur Chrome. Continuer la lecture de « Visioconférence gratuite avec un simple navigateur »

Le Musée de la Poste vient de rouvrir après sa rénovation. Je ne le connaissais pas avant mais j’ai trouvé très intéressante toute l’ histoire du transport du courrier, à pied, à cheval, en voiture, en train, en avion avec l’aventure de l’aéropostale, et même en montgolfière et pigeons voyageurs pendant la commune de Paris. Parmi les objets exposés, je citerais notamment : une carte du pourtour méditerranéen du XIIIe siècle avec tous les itinéraires représentés de façon aplatie comme pour les lignes de bus, les énormes bottes de postillon (postier à cheval) de 3 kg chacune, un appareil à perforer les lettres venant de pays où il y avait le choléra pour les décontaminer, une robe en timbres, une lettre adressée à Henri IV avec la mention « décédé depuis 1610 »…
Dans l’hiver polaire, une jeune fille est brutalement séparée de sa famille par une faille dans la glace sur laquelle ils campaient. Elle doit survivre en trouvant de la nourriture, en se mêlant à d’autres groupes familiaux, en sachant apprivoiser les esprits bienfaisants ou malfaisants… c’est un livre très poétique entrecoupé de chants d’esprits de la nature, d’ancêtres ou d’autres personnes des tribus que l’héroïne rencontre. Il apporte un regard différent sur la relation avec la nature hostile mais déterminante pour la survie, les animaux dont on se nourrit, les ancêtres qui se réincarnent dans les bébés qui naissent… l’auteure a été en résidence au muséum d’histoire naturelle pour écrire ce livre et s’est beaucoup documentée sur les modes de vie Inuits. J’ai lu ce livre dans des conditions idéales : à la montagne, bien au chaud mais entourée de paysages enneigés .
Premier des 3 livres écrits par Francesca Melandri, c’est le dernier que je lis. Décidément cette auteure me touche beaucoup : comme dans « Tous sauf moi » elle mêle à merveille les histoires romanesques aux personnages attachants ou intrigants qu’on suit sur plusieurs générations à la grande Histoire et la politique dont elle fait découvrir des pans méconnus (voire pour moi totalement inconnus) : dans « Eva dort » il s’agit de déchirements nationalistes entre Allemands puis Autrichiens et Italiens du Tyrol Italien, appelé également Haut-Adige depuis les années 30 jusqu’aux années 60/70. Un très beau livre, beaucoup plus accessible que le formidable et ambitieux « Tous sauf moi ».
J’avais regardé l’excellent documentaire diffusé sur ARTE à l’ouverture de l’exposition, en me disant que cela ferait office de découverte de cette artiste. Il m’a au contraire donné très envie d’en savoir encore plus et d’aller voir la magnifique et immense rétrospective Charlotte Perriand à la Fondation Louis Vuitton, avec des reconstitutions de ses créations en matière d’architecture et design, et des œuvres d’artistes avec lesquels elle a directement collaboré ou qui ont marqué eux-aussi le XXe siècle. On reste pantois devant le coté visionnaire de cette femme au caractère bien trempé, qui avait su l’associer avec une approche pragmatique et humaine, et intégrer pleinement les cultures qu’elle a pu découvrir à travers ses voyages.
Qui mieux que François Morel pouvait donner à découvrir ou redécouvrir les textes virtuoses de Raymond Devos ? Il y ajoute une jolie touche de musique et de poésie, avec notamment une introduction hommage malicieuse. Toute la famille est tombée sous le charme.
Une vraie révélation que cette belle exposition de Gemito, sculpteur méconnu et précoce, au destin fulgurant, issu d’un milieu populaire de Naples et qui vécut durant la 2e moitié du XIXe siècle. J’ai adoré ses sculptures fortes et émouvantes de têtes d’enfants des rues, ainsi que plusieurs de ses portraits de ses amis peintres ou de personnages publics.
Jolie exposition au Musée Bourdelle, près de la gare Montparnasse, qui se tient jusqu’au 17 novembre 2019 : on y voit des vêtements, surtout des robes des dernières décennies mais pas seulement, installés avec élégance ou humour parmi des sculptures de Bourdelle. Leur dos très travaillé est mis à l’honneur, partie du corps qui est d’habitude la moins montrée dans la mode. Il y a bien sûr la robe de Mireille d’Arc dans « le Grand Blond » mais aussi beaucoup d’autres qui laissent rêveurs ou admiratifs. Presque aussi réussie que l’exposition Balenciaga il y a quelques années dans ce même musée Bourdelle, qui était éblouissante, et qui m’avait donné envie de voir celle-ci bien que je sois tout sauf une fashion victim :-).
Ayant adoré le 3e livre de Francesca Melandri « Tous, sauf moi » , commenté dans ce blog, je m’étais promis de lire les 2 premiers ouvrages de la même auteure. Il évoque la rencontre de deux personnages ayant en commun d’avoir un parent -son mari pour Luisa, son fils pour Paolo- incarcéré dans une prison de haute sécurité située dans une île loin de tout, et qui vont s’y retrouver retenus pendant une nuit, où nous découvrirons petit à petit leur histoire et la façon dont ils vivent cette situation. « Plus haut que la mer » n’a pas la même ambition historique et romanesque que « Tous sauf moi », mais c’est une très touchante et sobre histoire de rencontre et d’un possible amour sur fond de monde carcéral. L’île
Dans le cadre du club littéraire de ma librairie préférée, j’ai dû choisir un livre sur la période de l’entre-deux guerres. Ayant lu et apprécié « le bal » et « suite française » d’Irène Némirovsky, je me suis plongée dans « les feux de l’automne » malgré le titre un peu mièvre… et en ne pouvant oublier 





Une passionnante exposition proposée par le Forum Vies Mobiles (une association émanant de la SNCF) qui marie l’art -superbes photos, BD, installations vidéos, objets…- et la recherche pour nous faire réfléchir sur les transformation passées, présentes et à venir de nos sociétés et modes de vie à travers le prisme de la mobilité : comment elle s’est développée depuis le XIXe siècle, qui la choisit, qui la subit, les actions développées pour la contrôler, et les conséquences de nos choix pour demain, notamment sur l’environnement.
Lambert Wilson est un Misanthrope 







