Une mère et son grand fils simple d’esprit vivent isolés dans les hauteurs d’un hameau des Pyrénées, tranquilles malgré les rumeurs et les craintes que le jeune homme suscite, jusqu’au jour où on découvre une fillette sauvage dans une grotte aux alentours.
Le livre est composé des témoignages et interrogatoires de différentes personnes du village, qui permettent de découvrir par fragments la vie de ces personnes et la vision qu’ils en ont : méfiance, indifférence, tolérance, pitié, mais aussi confiance.
J’ai été très sensible à ce court livre, lu en vacances dans un coin reculé des Pyrénées. Il est écrit de façon à restituer le langage oral des témoignages, ce qui le rend très vivant. Il est entrecoupé de courts poèmes et incantations des fées de la grotte, qui soulignent de façon poétique les absurdités et cruautés de la vie des humains. Je pense qu’il pourrait faire l’objet d’une belle représentation théâtrale.
Nathalie




Style vindicatif, qui ose s’attaquer de front à des sujets qui dérangent prostitution, viol, pornographie. J’adhère à certains aspects notamment la construction de la masculinité, ça m’amène à me poser des questions sur d’autres (prostitution…) mais il y a aussi je trouve beaucoup de points traités de façon assez binaire et caricaturale « les hommes sont comme ci et les femmes comme ça » voire même des moments où je ne comprends pas ce que l’autrice veut dire si ce n’est qu’elle est énervée…
Une idée de départ originale et morbide à souhait : le narrateur a enfin tué sa femme et veut par gentillesse le dire à son voisin pour qu’il soit le premier à le savoir. Bien sûr, cela tourne au massacre par le narrateur incompris, qui découvre combien il est réconfortant de confier ses états d’âme à sa femme qui, congelée, a enfin cessé de lui casser les pieds et redevient désirable.
Je me suis enfin décidée à lire ce monument de littérature féministe. J’ai découvert qu’il s’agit en fait de conférences sur « les femmes dans la littérature ». J’ai été marquée par cette idée simple et marquante que si Shakespeare avait eu une sœur aussi douée que lui, d’innombrables obstacles liés à sa condition de femme auraient entravé son talent. Et bien sûr par l’importance d’avoir cette fameuse « chambre à soi » et 500 livres de rente comme condition nécessaire -mais pas suffisante- pour faire émerger la créativité et les talents féminins. En revanche, j’ai été déconcertée par le style que j’ai trouvé assez confus, j’ai eu du mal à me repérer parmi les digressions.
Dans le nord de l’Italie, une confrontation intense et tendue entre un magistrat et un homme âgé, soupçonné d’avoir poussé dans une crevasse un ancien ami qui faisait partie du même mouvement contestataire radical et qui l’avait trahi et entrainé en prison. Un jeu de chat et souris s’engage autour d’un passé politique violent, dont le lecteur est le spectateur pris de doutes, avec une belle évocation des paysages de montagnes.

















