Course de fond : Saint-Raphaël > Nice


Le parcours à travers l’Estérel puis en bord de mer (montage G. Troude d’après RunKeeper)

Plaisir d’avoir repoussé mon record de distance en course à pied ! Après le trajet jusqu’à Cannes le mois dernier, j’ai cette fois doublé la distance : 66 kilomètres de Saint-Raphaël à Nice, à travers le massif de l’Estérel puis en bord de mer.

Depuis plusieurs décennies, la distance de 42 km du Marathon représentait mon horizon en course d’endurance. Profitant de mes vacances d’été à Saint-Raphaël, sans contrainte de temps, devant des paysages magnifiques et un retour facile à mon point de départ grâce la voie ferrée longeant la côte, j’ai tenté samedi 13 août de battre mon record et d’atteindre Antibes à environ 45 km de là. Objectif largement dépassé avec 66 km.

0 km  : Départ à l’aube (5h45) de Saint-Raphaël sous un ciel légèrement nuageux, avec déjà une température et une hygrométrie élevée en ces jours de canicule.
10 km  : Entrée dans le Massif de l’Estérel
avec quelques gouttes de pluie et un vent bienvenu. Puis montée en douceur jusqu’aux Cols de Belle-Barbe, du Mistral, du Balladou, puis du Perthus.
21 km : Passage du col des trois termes et sa maison forestière (303 mètres*), puis redescente de l’Estérel en glanant quelques très rares mûres comestibles (la végétation souffre de la canicule) vers Mandelieu. Puis entrée dans Cannes alors que le soleil commence à chauffer. Rencontre des premiers sportifs locaux du matin sur la croisette.
32 km : Baignade rafraichissante dans la baie et pause à la buvette n°32 (coïncidence, c’est la distance en kilomètres que j’ai parcouru). Il est près de 9h00. Puis reprise de la course en longeant les plages de Cannes, passage au pied du Palais des festivals.
43 km : Golfe-Juan, avec hélas beaucoup de bords de route bétonnés avant de retrouver quelques petites plages plus sympathiques à Golfe plage.
45 km : Juan les pins et ses plages. Record de distance du Marathon (42 km) battu !
48 km : Arrivée à Antibes au pied du Château Grimaldi, content d’avoir atteint mon objectif initial. Après une nouvelle pause, ayant finalement encore de l’énergie, j’étudie la carte et décide de pousser jusqu’à Nice, 16 km plus loin
. Redémarrage sous une chaleur encore plus forte, passage devant le Fort Carré puis entrée dans la magnifique Baie des anges : environ 5 km en ligne droite sans avoir à louvoyer entre les badauds sur le trottoir, à simplement regarder les rouleaux déferlants sur la plage de galets devant une mer aux superbes variantes de bleu (il faut évidemment regarder la plage plutôt que la route goudronnée et la voie ferrée).
56 km :
Villeneuve-Loubet, et sa Marina baies des anges à l’esthétique …encombrante.
59 km : Cagnes sur mer, sa désagréable zone commerciale Cap 3000 et l’aéroport de Nice avec le bruit et l’odeur désagréable des avions… Amusant néanmoins de courir parmi les joggeurs locaux qui ne peuvent se douter que j’ai 60 km dans les pattes.
66 km : Arrivée à Nice sur la Promenade des anglais, avec une mer encore plus belle, au bout de presque 8 heures de course (arrêt à 13h38). Mon smartphone a la politesse de me laisser enregistrer le parcours et prendre quelques photos avant de s’éteindre, batteries totalement vidées, et refuse donc de se rallumer pour une dernière photo alors que je passe devant l’hôtel Negresco pour rejoindre la gare de Nice.

La Baie des anges et ses magnifiques variations de bleu. Au loin l’aéroport de Nice (photo GTR)

Pour les curieux, quelques précisions :

Contexte : l’entraînement est fondamental. Je cours régulièrement depuis plus de 20 ans, ai terminé une dizaine de Marathons et mon corps s’est adapté au fil des ans.

Préparation : la veille, double portions de féculents au déjeuner et au dîner. Le matin, départ léger : Chaussures Mizuno + chaussettes + slip + short de randonnée + T-shirt glissé dans le short (il fait trop chaud et je ne le porte que pour rentrer dans une boutique ou prendre le train – il me sert aussi de serviette de plage pour me baigner) + carte bancaire + smartphone (pour garder une trace du chemin parcouru et prendre quelques photos). J’ai aussi noté sur une feuille de papier quelques indications de direction traverser l’Estérel, afin de ne pas avoir à allumer mon smartphone (craignant que malgré sa batterie pleine il n’ait pas assez d’énergie pour tenir jusqu’à l’arrivée) et mémorisé visuellement les carrefours importants en les regardant sur Google Street View.

Course : réveil à 5h30, départ à 5h45 après avoir bu un demi-litre d’eau. Puis un Coca au kilomètre 32 (il commençait à faire chaud), puis 2 litres d’eau entre le 42ème et le 66ème km  (fontaine publique ou buvette). Trois pauses d’une dizaine de minutes pour me refroidir et me reposer, et aussi quelques moments où j’ai marché (ça repose aussi !). Comme j’avais le trajet bien en tête, je n’ai pas eu besoin de mes indications de direction sur ma feuille de papier. Je n’ai allumé mon smartphone qu’à trois moments, pour assurer le chemin le plus court : traversée de la pointe de la croisette à Cannes, de la presqu’île d’Antibes, et de Cap 3000 à Cagnes sur mer.

Arrivée : étonnamment, ni crampe, tendinite, ampoule ou épuisement après les 66 km (soit 50% de distance en plus par rapport à mon record de 42 km) et 8 heures de course (je n’en prévoyais que 4). Couvert de sel, j’ai bu un litre d’eau gazeuse et me suis forcé à manger une barre de « Lion ». Pas de courbature les jours suivants et j’ai repris la course 4 jours après sans problème particulier. L’entraînement, ça a du bon…

Pour les amateurs de selfies, quelques photos souvenir sur le parcours.

* Il existe deux cols des trois termes : l’un est en Provence, altitude 574 mètres et celui par lequel je suis passé, dans l’Estérel, à 303 mètres.

Tracé et mesures (montage GTR d’après Runkeeper)

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