Neil Young : « L’avenir appartient à Greta Thunberg et sa génération »


Neil Young, en 2016 (photo Rich Fury, Invision)

A 73 ans et une quarantaine d’albums, le chanteur et compositeur Neil Young, publie son nouvel album « Colorado » engagé en faveur de l’écologie planétaire. Il témoigne de son admiration pour Greta Thunberg et fustige les Collapsologues.

Neil Young : « L’avenir appartient à Greta Thunberg et à sa génération. Ces types actuellement au pouvoir aux États-Unis, en Angleterre, au Brésil, ne sont que des losers, des représentants d’un monde et d’un système en bout de course. Ils vivent dans le passé, croyant qu’ils peuvent arrêter la marche du temps. Il existe un décalage de plus en plus grand entre nos leaders et le peuple, surtout les jeunes. Ça ne peut pas durer.  […] Je me bats pour les choses qui comptent réellement. Pour moi, pour la planète, pour l’humanité. […] Avec tout ce qui passe actuellement à travers la planète, ce serait criminel d’être pessimiste. Une excuse pour ne rien faire. Il faut agir ici et maintenant, pas juste regarder le bateau couler. »
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Expo « Dos à la mode » au Musée Bourdelle

Jolie exposition au Musée Bourdelle, près de la gare Montparnasse, qui se tient jusqu’au 17 novembre 2019 : on y voit des vêtements, surtout des robes des dernières décennies mais pas seulement, installés avec élégance ou humour parmi des sculptures de Bourdelle.  Leur dos très travaillé est mis à l’honneur, partie du corps qui est d’habitude la moins montrée dans la mode. Il y a bien sûr la robe de Mireille d’Arc dans « le Grand Blond » mais aussi beaucoup d’autres qui laissent rêveurs ou admiratifs. Presque aussi réussie que l’exposition Balenciaga il y a quelques années dans ce même musée Bourdelle, qui était éblouissante, et qui m’avait donné envie de voir celle-ci bien que je sois tout sauf une fashion victim :-).

Nathalie

Livre « Plus haut que la mer » de Francesca Melandri

Ayant adoré le 3e livre de Francesca Melandri « Tous, sauf moi » , commenté dans ce blog, je m’étais promis de lire les 2 premiers ouvrages de la même auteure. Il évoque la rencontre de deux personnages ayant en commun d’avoir un parent -son mari pour Luisa, son fils pour Paolo- incarcéré dans une prison de haute sécurité  située dans une île loin de tout, et qui vont s’y retrouver retenus pendant une nuit, où nous découvrirons petit à petit leur histoire et la façon dont ils vivent cette situation.  « Plus haut que la mer » n’a pas la même ambition historique et romanesque que « Tous sauf moi », mais c’est une très touchante et sobre histoire de rencontre et d’un possible amour sur fond de monde carcéral. L’île est un personnage à part entière, avec ses odeurs, sa géographie, ses habitants très particuliers. L’écriture est très fluide et sensible, j’ai beaucoup aimé. A bientôt donc pour le 3e livre « Eva dort » qui est le premier de l’auteure.

Nathalie

Livre « Les Feux de l’automne » Irène Némirovsky

Dans le cadre du club littéraire de ma librairie préférée, j’ai dû choisir un livre sur la période de l’entre-deux guerres. Ayant lu et apprécié « le bal » et « suite française » d’Irène Némirovsky, je me suis plongée dans « les feux de l’automne » malgré le titre un peu mièvre… et en ne pouvant oublier qu’en 1942, un an après avoir écrit ce livre -paru de façon posthume-, l’auteure allait mourir en camp d’extermination. 

L’histoire commence avant la guerre dans la petite bourgeoisie parisienne, et se prolonge jusqu’au milieu de la 2e guerre mondiale. On y suit les vies de plusieurs personnages : ceux qui ont compris comment profiter pleinement des affaires éventuellement louches et de la vie facile de la période, ceux qui restent modestement dans leur condition, et le personnage le plus intéressant, Bernard, qui oscille entre les deux destins possibles, marqué à vie après avoir vécu l’abjection de la première guerre dans les tranchées.

Je reste un peu sur ma faim sur la description de la période elle-même -beaucoup d’éclipses où on retrouve les personnages quelques années plus tard-, et pas très convaincue par le personnage féminin principal, extrêmement passif, alors que je garde le souvenir de davantage d’esprit et d’originalité dans les écrits pré-cités. 

Nathalie

 

Peter Fonda


Peter Fonda (photo extraite du film « Easy Rider »)

Hommage à Peter Fonda qui nous a quittés le 16 août 2019. Sa longue carrière cinématographique restera pour moi liée à l’emblématique « Easy Rider » (dont il fut co-interprète et co-scénariste avec Dennis Hopper) où le cowboy solitaire américain, chevauchant désormais une moto puissante, rencontre la culture Hippie et libertaire des années 60. Peter Fonda rejoint aujourd’hui Dennis Hopper, disparu en 2010. Continuer la lecture de « Peter Fonda »

Livre « J’ai couru vers le Nil » de Alaa El Aswany

Je recommande très vivement le passionnant et édifiant nouveau livre de Alaa El Aswany « J’ai couru vers le Nil » , dont j’avais beaucoup apprécié « l’immeuble Yacoubian ». Ce nouveau livre évoque la révolution égyptienne de 2011 vue par plusieurs protagonistes de tous bords, traduisant l’idéalisme de jeunes prêts à tout sacrifier mais aussi le cynisme glaçant des pouvoirs militaires, religieux et médiatiques pour détruire le mouvement et ses participants. En plus de ses qualités littéraires qui font qu’on ne veut plus lâcher le livre une fois commencé, je ne peux qu’être admirative du courage de l’auteur :  son livre est censuré en Egypte et il est poursuivi par le Tribunal Militaire depuis le 14 mars. Il vit aujourd’hui à New York et a saisi le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection de la liberté d’expression de l’ONU.

Nathalie

Livre « Tous, sauf moi » de Francesca Melandri, 2019

« Attilio Profeti, quatre-vingt-treize ans, est officiellement père de trois fils, et d’une fille, Ilaria, qui découvre un matin sur son pallier un jeune éthiopien se disant être son neveu, et le petit-fils d’Attilio. » 

Je conseille très chaudement « Tous, sauf moi » de Francesca Mélandri, roman magistral un peu exigeant mais à l’écriture d’une grande finesse, qui évoque, autour des révélations progressives sur le passé d’un personnage trouble, père de l’héroïne, l’Italie mussolinienne, la colonisation  en Ethiopie, les magouilles berlusconniennes et l’histoire récente avec les migrants. J’ai adoré et me réjouis à la perspective de lire les 2 précédents livres de cette auteure.

par Nathalie

Johnny Clegg – La joie et l’amour contre l’Apartheid


1988. Dudu Zulu et Johnny Clegg, Zénith de Paris (photo Ebet Roberts-Dalle)

Johnny Clegg, c’était la joie et l’amour contre l’Apartheid. Engagé dès l’adolescence dans la danse et la musique Zoulou qui le fascinaient, son duo avec Sipho, puis ses groupes Juluka et Savuka, ont contribué à l’évolution politique en Afrique du Sud.

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Michel Serres a rejoint les étoiles


Michel Serres (photo DR)

Érudit optimiste, amoureux de la langue, de l’océan, des cultures et des sciences, merveilleux vulgarisateur du savoir, Michel Serres nous a quittés hier en pleine jeunesse à 88 ans.

Sa sympathie bienveillante reste néanmoins avec nous grâce à la magie du livre, des enregistrements sonores et vidéo. Ci-dessous, extraits d’entretiens récents accordés au journal Le Monde, puis d’enregistrements audio à écouter sur le site de France Culture, et l’exemplaire série scientifique « Tours du Monde, tours du ciel » dont il a rejoint les étoiles. Continuer la lecture de « Michel Serres a rejoint les étoiles »

Expo « Jacqueline Duhême, une vie en couleurs » à la Bibliothèque Forney

L’imagière Jacqueline Duhème est un personnage haut en couleurs, que j’ai découverte dans l’émission « A voix nue » de France Culture il y a quelques années*. Sa vie étonnante et sa gouaille inimitable m’avaient fait me ruer à La Belle Lurette, ma librairie préférée, pour acheter puis dévorer « Une vie en crobards », son autobiographie illustrée -à lire absolument- ! Je rêvais d’une exposition qui lui rende hommage, la bibliothèque Forney, située au 1 rue du Figuier dans le 4e arrondissement de Paris, l’a fait. Vous y découvrirez tout son univers : illustrations de textes d’écrivains et poètes, reportages dessinés (visite des Kennedy en France, voyage de De Gaulle en Amérique latine…), cartons de tapisserie, .. plein de vie, de fantaisie, de malice et de poésie. C’est jusqu’au 13 juillet, du mardi au samedi de 13h à 19h, entrée gratuite !

*A podcaster sur France Culture en 5 émissions :
1) Les fesses des anges (29mn)
2) Petite main chez Matisse (29 mn)
3) Une vie en crobards (29 mn)
4) L’oiseau philosophie (29 mn)
5) Tistou les pouces verts (29mn)

Nathalie

Exposition « Mobile/Immobile » aux Archives nationales jusqu’au 29 avril 2019

Une passionnante exposition proposée par le Forum Vies Mobiles (une association émanant de la SNCF) qui marie l’art -superbes photos, BD, installations vidéos, objets…- et la recherche pour nous faire réfléchir sur les transformation passées, présentes et à venir de nos sociétés et modes de vie à travers le prisme de la mobilité : comment elle s’est développée depuis le XIXe siècle, qui la choisit, qui la subit, les actions développées pour la contrôler, et les conséquences de nos choix pour demain, notamment sur l’environnement.

Nathalie

« Le Misanthrope » mis en scène par Peter Stein avec Lambert Wilson

Lambert Wilson est un Misanthrope  que je n’oublierai pas, tour à tour austère, moralisateur, fougueux et souffrant de ses contradictions. J’ai savouré le texte de Molière qui dénonce avec beaucoup de modernité  l’hypocrisie d’une société de cour, mais aussi l’orgueil et la vanité de vouloir la refuser en bloc. Les comédiens qui entourent Lambert Wilson sont bien sûr un peu éclipsés mais je les ai tous trouvés très justes.  Je ne connaissais pas Peter Stein et me méfiais d’une trop grande mise en avant d’un metteur en scène célèbre,  mais au contraire, dans un décor sobre et des costumes élégants, il s’est entièrement mis au service du texte et du jeu d’acteurs. Intense !

Nathalie

Agnès Varda a rejoint Jacques Demy…


Agnès Varda, tournage vers 1965 (photo Ciné Tamaris)

Le mois dernier disparaissait Michel Legrand. Hier c’était Agnès Varda, artiste multiple : photographe, réalisatrice de films, de court-métrages, de documentaires, et plus récemment créatrice d’expositions et « d’installations », d’une originalité et d’une simplicité apparente, féministe engagée sous son apparente discrétion, et touchante dans son hommage magnifique à son mari le réalisateur Jacques Demy (dans le film biographique « Jacquot de Nantes »). Ses documentaires tout en sincérité comme « Les glaneurs et la glaneuse », « Daguerréotypes » et surtout le plus récent « Les plages d’Agnès », autobiographique, donnaient l’impression de faire partie de son cercle d’amitié. Elle semblait proche de tous.

Hier, Agnès Varda a retrouvé Jacques Demy, après 28 ans d’absence.

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Clichés : aux quatre coins du globe…

Certains clichés pullulent, en particulier « aux quatre coins du globe » qui est un emploi fautif à éviter selon l’Académie Française : un globe n’ayant pas de coins, et peut être remplacé par des expressions plus courtes.

On dit
On ne dit pas

dans le monde entier,
un peu partout

aux quatre coins du globe,
aux quatre coins de la planète,
aux quatre coins du monde
dans toute la France,
dans l’Hexagone
aux quatre coins de l’Hexagone*

* il serait bon d’apprendre à compter jusqu’à six… 🙂

Un article de Slate évoque aussi d’autres clichés « Bonne résolutions : en 2014, ne dites plus… »

Michel Legrand, la vivacité et la joie de vivre


Michel Legrand, 1970 (photo Michael Ochs, Getty)

« Quand je suis sorti du Conservatoire, en 1952, j’avais 20 ans et je pouvais tout faire : je pouvais être pianiste classique, pianiste de Jazz, chef d’orchestre, orchestrateur, compositeur de films… Et comme je pouvais tout faire je me suis dit Je vais tout faire ! Je voulais savoir jusqu’où je pouvais aller trop loin, comme dit Cocteau, et j’ai laissé le destin faire. Alors j’ai commencé tout en bas : l’été, pianiste d’accompagnement de chanteurs, puis orchestrateur [dans les années] 50, le musicien de cinéma français en 60, le [musicien de] cinéma aux États-Unis en 70 et 80, après j’ai écrit des comédies musicales, après j’ai fait du cinéma comme metteur en scène, et aujourd’hui je prend ma dernière ligne droite c’est la musique classique : j’écris des œuvres de concert, des concertos pour piano, pour violoncelle, violon, flute, harpe… » (extrait de l’émission « Grand Atelier »).

Michel Legrand c’était la vivacité et la joie de vivre.

A la suite de son décès, des documents formidables sont accessibles en ligne. Je vous recommande le beau montage vidéo de Thierry Jousse, puis d’écouter « Les grans entretiens », « Les BO restaurées » (pour les maquettes des demoiselles de Rochefort), et « Le grand Atelier » en compagnie de Stéphane Lerouge, puis quelques belles photos ci-dessous.

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Adieu Stan Lee


Stan Lee devant l’un de ses Super Héros (dessin de John Romita, 1995)

Stan Lee nous a quitté il y a quelques jours.

Scénariste aussi intarissable (près de 5 000 personnages créés) que précoce (rédacteur de chef à 20 ans) il prit la tête de la maison d’édition « Marvel Comics » dans les années 1960 qu’il relança par sa créativité, face au Superman lisse et invincible de la maison concurrente « DC Comics« . Continuer la lecture de « Adieu Stan Lee »

Climat – Lambert Wilson : il faut aussi que les gens se remettent en question eux-mêmes


Lambert Wilson à l’émission « 28 minutes » (photo extraite de la vidéo Arte)

Le 13 octobre, Lambert Wilson était invité sur le plateau de l’émission « 28 minutes », dont une partie a été consacrée au réchauffement climatique à travers la publication du rapport du GIEC.

Membre de Greenpeace depuis 2000, Lambert Wilson indique :

« Les choses devenant de plus en plus catastrophiques [quitte à] être pessimiste, autant agir ! J’ai décidé de proposer mes services à Greenpeace mais aussi à la FAO des Nations Unies [dont le travail porte] sur l’alimentation [mais aussi les] problèmes climatiques, la sécheresse et les populations déplacées. […] J’ai fait un film pour parler de l’action de la FAO. Je multiplie ces actions de plus en plus. Rien n’est assez. » Continuer la lecture de « Climat – Lambert Wilson : il faut aussi que les gens se remettent en question eux-mêmes »

Dame de Cœur : Son et lumière à Notre-Dame de Paris


« Dame de cœur » à Notre-Dame de Paris (photo Godefroy Troude)

Du 18 au 15 octobre 2018, un spectacle « son et lumière » est organisé chaque soir sur la façade de la cathédrale Notre-Dame de Paris et créé par Bruno Seillier.

Les photographies ci-dessous ne donnent qu’un aperçu assez limité de la beauté de ces projections, d’autant plus qu’elles sont animées. Des thèmes se succèdent, Médiéval comme l’habillage ci-dessus s’inspirant des vitraux de Notre-Dame, Royaliste avec dorures et fleurs de lys ou encore Républicain avec cocardes et drapeaux français, mais aussi des thèmes plus légers comme une façade « Liberty » façon Pierre et Gilles. D’autres encore sont simplement visuellement spectaculaires, donnant l’impression que la cathédrale bascule sur le public. Une animation, pleine d’humour, a déclenché des fous-rires : l’ensemble des statues s’animant comme par magie pour danser sur un musique très techno-parade.

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