Roman « Billy Wilder et moi » de Jonathan Coe

« Billy Wilder et moi » raconte la rencontre imaginaire entre une jeune grecque et Billy Wilder au moment où est tourné le film Fedora, un de ses derniers.

Je l’ai trouvé très attachant, liant une intrigue  romanesque à des éléments très documentés de la vie et de la filmographie de Billy Wilder. Il donne envie de voir au revoir de nombreux films évoqués.

J’ai aussi aimé le passage de témoin entre générations de cinéastes, puisqu’on parle de Lubitsch que Wilder vénérait  et avec lequel il avait travaillé, mais aussi de la génération de « jeunes barbus » comme les appelle l’acolyte de Billy Wilder,  ces jeunes cinéastes talentueux faisant exploser le box-office dans les années 70 avec des filsm à grand spectacle comme « les dents de la mer », mais aussi capables, pour Spielberg,  de réaliser le film La Liste de Schindler  qui a bouleversé Billy Wilder. En effet ce dernier ne s’est jamais remis de la disparition de sa mère dans les camps et du traumatisme de la Shoah.

Nathalie

« Alpinistes de Staline » : enquête-récit de Cédric Gras

J’ai été captivée par « Alpinistes de Staline » , qui retrace la vie de deux orphelins nés en Sibérie au début du siècle dernier, qui sont devenus des figures emblématiques de l’alpinisme soviétique, grimpant  dans des conditions et avec des moyens très rudimentaires pour des ascensions vertigineuses (sommets à 7000 mètres…), le tout sur fond de propagande communiste implacable (« pic des commissaires rouges », col de la Presse soviétique » « pic du 30e anniversaire du parti communiste » côtoient les pic Lénine et Staline dont il fallait aller déposer les bustes au sommet), ça laisse sans voix.

Les recherches faites par l’auteur pour écrire ce livre, notamment dans les archives du KGB car l’un des frères a subi les purges staliniennes constituent en elles-mêmes un récit dans le récit.

Nathalie

Les ateliers d’art plastique de Paris Musée

Le saviez-vous ? les musées de la Ville de Paris proposent des ateliers d’initiation aux arts plastiques en lien avec leurs collections ou les expositions du moment, pour enfants , familles mais aussi adultes.
J’ai assisté à deux ateliers de dessin et un de gouache au musée Cognacq-Jay, je les ai trouvés formidables : professeurs de grande qualité et pédagogues, sachant s’adapter au niveau de chacun, œuvres à copier plaçant la barre plus haut qu’on ne se la serait placé soi-même : en trois sessions, bien que débutante, j’ai énormément appris. J’ai également testé un atelier de gravure sur bois autour de l’exposition sur les peintures des dynasties Ming et Qing au musée Cernuschi et j’ai participé à un passionnant atelier de modelage au musée Bourdelle d’après des sculptures de l’artiste.
Pour en savoir plus et s’inscrire, c’est sur ce lien : https://www.billetterie-parismusees.paris.fr/content#

Nathalie

 

Exemples de réalisations personnelles dans cet article.

« Une terre promise » de Barack Obama

J’ai beaucoup aimé ce livre de mémoires qui évoque la vie de Barack Obama de son enfance jusqu’à la fin de son 1er mandat (plus exactement : la mort d’Oussama Ben Laden).

On reparcourt l’histoire récente des États Unis et du monde à travers le regard de celui qui en a été un des principaux protagonistes, qui explique sa vision, ses convictions, ses avancées et ses échecs.

C’est passionnant, cela creuse encore plus l’écart incommensurable qui le sépare du président suivant et fait résonner d’une manière plus profonde les événements actuels.

Nathalie

« Le Monde d’Hier, souvenirs d’un Européen », récit autobiographique de Stefan Zweig

Sans aucun doute une de mes plus belles lectures de 2021. Stefan Zweig écrit son autobiographie en 1941 peu avant de se suicider, mais c’est aussi et surtout une remarquable fresque de l’histoire de l’Autriche et de l’Europe depuis la fin du XIXe siècle jusqu’en 1941. Il évoque avec une grande subtilité la période sereine et conservatrice d’avant la guerre de 1914, ses découvertes littéraires et les auteurs de différents pays d’Europe qu’il a pu côtoyer dont il fait des portraits fins et précis. Son humanisme viscéral est mis à l’épreuve par la première guerre mondiale où il témoigne d’une folie belliciste primaire qui Continuer la lecture de « « Le Monde d’Hier, souvenirs d’un Européen », récit autobiographique de Stefan Zweig »

« Madres paralelas », un film de Almodovar

Bande-annonce Madres paralelas

Un grand Almodovar dans la veine de « Tout sur ma mère » qui est mon film préféré de ce réalisateur. « Madres Paralelas » est un mélo avec des personnages improbables et des situations paroxystiques,  mais on y croit malgré tout, et on est touché car cette histoire révèle avec sensibilité quelque chose d’essentiel, grâce à des actrices très justes et une mise en scène fluide et dynamique.

Nathalie

Aquarelles de paysages de Nathalie – 2021

En mars 2021, j’ai voulu tester l’aquarelle grâce à la superbe boite que ma fille Lucille a reçue d’une copine en cadeau d’anniversaire. Ça m’a donné envie de continuer et j’ai mis à profit les vacances de printemps confinées chez nous pour peindre des paysages qui nous sont chers à partir de nos photos.  J’ai ensuite poursuivi pendant les week-end et vacances où j’emporte désormais mon matériel de peinture. En voici quelques uns, du plus au moins récent  :

Croquis du Cap Canaille depuis les calanques de Cassis – dec 2021

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Florence Aubenas dans l’émission « A voix nue » de France Culture

Florence Aubenas dit ne pas aimer parler d’elle-même, et pourtant, au fil de ces cinq émissions d’une demi-heure de la très belle émission « A voix nue » de France Culture, on découvre, à travers son action concrète, sa personnalité et ses convictions de journaliste profondément humaniste et à l’écoute des gens. Elle parle avec simplicité et humilité d’expériences aussi éprouvantes que six mois comme otage en Irak, son immersion dans les métiers précaires relatée dans « le quai de Ouistreham », son parcours au fil du procès d’Outreau et d’autres faits divers emblématiques ou faits de société qu’elle a choisi de couvrir et auxquels elle a souvent consacré de longues années de sa vie. Une femme et journaliste  admirable et marquante.

Nathalie

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« Furies », roman de Julie Ruocco

Bérénice, jeune archéologue française en plein questionnement existentiel, participe au trafic d’objets précieux issus des zones de guerre du Moyen-Orient. A la frontière turco syrienne, elle échappe de peu à une explosion et se retrouve près d’un camp de réfugiés où une mère lui confie subitement sa petite fille à travers le grillage. C’est le début d’un éveil à la tragédie des conflits humains, notamment à travers la rencontre avec Asim, pompier syrien devenu fossoyeur, qui lui demande de poursuivre le travail de documentation sur l’horreur du conflit syrien que sa soeur avait entrepris pour que le monde sache et se souvienne, avant d’en être elle-même victime.

J’ai trouvé que ce livre était porté par une belle écriture, assez exigeante  -même si parfois un peu sentencieuse à force de métaphores…- et soulignait avec force l’horreur et l’absurdité des guerres, ainsi que le courage de certains et certaines pour se dresser contre la barbarie et l’oubli.

Nathalie

Le séjour Rando / Aquarelle de Nathalie dans le Queyras

Pour aller un peu plus loin dans ma découverte de l’aquarelle, j’ai trouvé fin août le séjour idéal, conjuguant randonnée et aquarelle dans les magnifiques montagnes du Queyras, que j’avais envie de découvrir depuis longtemps.

Voici le photo-reportage des dessins et aquarelles réalisés pour découvrir différentes techniques et thématiques. Continuer la lecture de « Le séjour Rando / Aquarelle de Nathalie dans le Queyras »

« Comme des bêtes » roman de Violaine Bérot

Une mère et son grand fils simple d’esprit vivent isolés dans les hauteurs d’un hameau des Pyrénées, tranquilles malgré les rumeurs et les craintes que le jeune homme suscite, jusqu’au jour où on découvre une fillette sauvage dans une grotte aux alentours.
Le livre est composé des témoignages et interrogatoires de différentes personnes du village, qui permettent de découvrir par fragments la vie de ces personnes et la vision qu’ils en ont : méfiance, indifférence, tolérance, pitié, mais aussi confiance.

J’ai été très sensible à ce court livre, lu en vacances dans un coin reculé des Pyrénées. Il est écrit de façon à restituer le langage oral des témoignages, ce qui le rend très vivant. Il est entrecoupé de courts poèmes et incantations des fées de la grotte, qui soulignent de façon poétique les absurdités et cruautés de la vie des humains. Je pense qu’il pourrait faire l’objet d’une belle représentation théâtrale.

Nathalie

« Slalom », film de Charlène Favier

Affiche du film « Slalom » (2020)

Quel plaisir de retrouver, en ce 19 mai 2021, le chemin de notre cinéma parisien préféré, le Majestic Bastille, qui a fêté sa réouverture avec le film Slalom de Charlène Favier, en accueillant ses spectateurs avec un orchestre de jazz et en invitant l’équipe du film à un échange avec les spectateurs, malheureusement trop court en raison du couvre feu à 21h…

Slalom, dont le distributeur présent dans la salle a indiqué qu’il avait organisé 3 fois sa sortie (!), évoque le parcours d’une jeune championne de ski dont les victoires successives s’accompagnent d’une relation de plus en plus trouble avec son entraineur qui accroit son emprise sur elle jusqu’à dépasser les limites. J’ai trouvé les personnages très crédibles et remarquablement bien joués, et malgré ces immenses et superbes paysages enneigés on est de plus en plus mal à l’aise voire oppressés. Continuer la lecture de « « Slalom », film de Charlène Favier »

« King Kong Théorie », essai de Virginie Despentes, 2007

Style vindicatif, qui ose s’attaquer de front à des sujets qui dérangent prostitution, viol, pornographie. J’adhère à certains aspects notamment la construction de la masculinité, ça m’amène à me poser des questions sur d’autres (prostitution…) mais il y a aussi je trouve beaucoup de points traités de façon assez binaire et caricaturale « les hommes sont comme ci et les femmes comme ça » voire même des moments où je ne comprends pas ce que l’autrice veut dire si ce n’est qu’elle est énervée…

Nathalie

« Je viens de tuer ma femme », roman de Emmanuel Pons

Une idée de départ originale et morbide à souhait : le narrateur a enfin tué sa femme et veut par gentillesse le dire à son voisin pour qu’il soit le premier à le savoir. Bien sûr, cela tourne au massacre par le narraeur incompris, qui découvre combien il est réconfortant de confier ses états d’âme à sa femme qui, congelée, a enfin cessé de lui casser les pieds et redevient désirable.
Le livre a beau être court, le procédé fini par être un peu lassant. Et mieux vaut le voir comme comme une fantaisie et ne surtout pas le lire avec un regard féministe !

Nathalie

« Une chambre à soi », essai de Virginia Woolf, 1929

Je me suis enfin décidée à lire ce monument de littérature féministe. J’ai découvert qu’il s’agit en fait de conférences sur « les femmes dans la littérature ». J’ai été marquée par cette idée simple et marquante que si Shakespeare avait eu une sœur aussi douée que lui, d’innombrables obstacles liés à sa condition de femme auraient entravé son talent. Et bien sûr par l’importance d’avoir cette fameuse « chambre à soi » et 500 livres de rente comme condition nécessaire -mais pas suffisante- pour faire émerger la créativité et les talents féminins. En revanche, j’ai été déconcertée par le style que j’ai trouvé assez confus, j’ai eu du mal à me repérer parmi les digressions.

Nathalie

Impossible, roman de Erri de Luca

Dans le nord de l’Italie, une confrontation intense et tendue entre un magistrat et un homme âgé, soupçonné d’avoir poussé dans une crevasse un ancien ami qui faisait partie du même mouvement contestataire radical et qui l’avait trahi et entrainé en prison. Un jeu de chat et souris s’engage autour d’un passé politique violent, dont le lecteur est le spectateur pris de doutes, avec une belle évocation des paysages de montagnes.

Nathalie

« Betty », roman de Tiffany Mc Daniel

Ce livre raconte l’histoire de Betty, née dans les années 50 dans un milieu rural des Etats-Unis, d’une mère blanche et d’un père indien cherokee. Nous suivons son enfance d’abord nomade là où le père trouve du travail, puis dans la maison délabrée où la famille s’installe avec les nombreux enfants. Betty grandit entre fascination pour la culture indienne et l’amour de la nature que lui transmet son père, et stigmatisation par la communauté blanche racisme . Elle découvre des secrets de famille très lourds et est confrontée à des scènes d’une grande violence.
J’ai beaucoup aimé l’apprentissage de la culture cherokee, interprétation du monde pleine d’images et plutôt féministe, qui forge la construction de la personnalité de l’héroïne dans l’écriture ; je suis plus réservée sur certains personnages pourtant importants qui entourent Betty au quotidien, comme sa mère instable, mais qui sont peu décrits en dehors de passages paroxystiques, ainsi que par la trop grande violence de certains passages.
Nathalie

« Ce qu’il faut de nuit », roman de Laurent Petitmangin

Un père d’un milieu ouvrier modeste de Lorraine élève seul ses deux garçons après la longue maladie puis le décès de sa femme. Il est effondré quand il découvre que son grand adolescent fréquente des extrémistes de droite, lui qui est engagé à gauche depuis toujours. S’ouvre une période de silences et de non- dits pour s’accommoder tant bien que mal de la vie quotidienne car tous les deux souhaitent tacitement protéger le plus jeune frère. Une escalade de violence va entrainer la relation père – fils dans une situation extrème.

Ce livre écrit dans un style simple et modeste m’a touchée car j’y ai lu le déchirement de voir ce qu’on a de plus cher au monde devenir un étranger qui représente tout ce qu’on abomine, ainsi que l’accablement et l’incapacité à exprimer la souffrance ressentie.

Nathalie

 

« No logo, la tyrannie des marques » essai de Naomie Klein

En attaquant ce pavé de 800 pages, je pensais lire une virulente et utile diatribe antimarketing, mais ce livre paru en 2000 est bien plus que ça.
J’en retiens notamment l’analyse du recentrage sur le marketing et la publicité de grandes marques mondiales – Nike, Gap, Coca Cola, Starbucks et bien d’autres dont les pratiques sont décortiquées – qui ont progressivement sous traité leur production à des usines situées souvent dans des zones franches de pays pauvres, où les droits des travailleurs, voire les droits élémentaires humains sont bafoués avec la complicité de l’État et de l’armée, et où, du jour au lendemain, cette production peut être relocalisée dans une autre zone franche où les coûts de production sont encore plus bas.

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Podcast « A voix nue » avec Marjane Satrapi

Dessinatrice et auteure de Persepolis, peintre et réalisatrice, Marjane Satrapi est née en Iran en 1969 dans une famille progressiste. Elle a dix ans et elle vit à Téhéran au moment de la Révolution islamique.

Dans cette série d' »A Voix Nue » de 5 émissions d’1/2heure sur France Culture, elle évoque sa vie en Iran et France, sa vision très personnelle et souvent rebelle des choses, ses convictions, ses révoltes, son amour de Paris et de la gastronomie française, et mille autres choses passionnantes encore -le tout avec punch, sincérité , élégance et franc parler-. Un régal !

Voici le lien vers le 1er épisode, les autres sont sur les podcasts d' »à voix nue ».

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/marjane-satrapi-15-construction-dune-rebelle

Nathalie

Livre « La petite dernière » de Fatima Daas

J’ai lu ce livre juste après la rencontre avec l’auteure à ma librairie La Belle Lurette, une très jeune femme au regard intense vêtue d’un sweet capuche qui détonne un peu dans notre arrondissement plutôt bourgeois. J’ai aimé cette construction en courts chapitres et courtes phrases, avec une dimension presque incantatoire : ils commencent tous par « je m’appelle Fatima Daas, je suis » – et là viennent et reviennent différentes facettes de son identité. C’est justement ces différentes facettes qui ont du mal à cohabiter -croyante musulmane, dernière enfant de sa famille, française d’origine algérienne, rebelle, homosexuelle, poly amoureuse- qu’elle confronte  pour essayer de se définir elle-même et de trouver sa place. Un récit d’inspiration autobiographique percutant.

Nathalie

« Un jour ce sera vide » – Hugo Lindenberg

Ce livre nous ouvre l’univers d’un enfant de 10 ans, solitaire en quête désespérée d’affection, qui vit avec sa grand mère suite au décès de ses parents.
C’est autour de l’observation d’une méduse sur une plage en Normandie qu’il rencontre un autre garçon spontané et solaire, à qui il voue aussitôt une amitié absolue, cherchant à se faire accepter par lui et sa mère qu’il idéalise, et à lui cacher sa propre grand-mère qu’il adore mais qui lui fait un peu honte et surtout sa tante qu’il voit comme folle et repoussante.
Avec une écriture fluide, évocatrice et pleine d’images, l’auteur nous embarque dans le quotidien et les perceptions de cet enfant au cours de ces semaines d’été, qui mélangent le réel et l’imaginaire sans qu’on sache toujours la limite entre les deux, ce qui rend le livre particulièrement touchant.

Nathalie

« Josep », film du dessinateur de presse Aurel, 2020

Ce film/dessin animé fait découvrir un pan méconnu et peu glorieux de l’histoire française : l’enfermement de réfugiés espagnols ayant fui la dictature de Franco dans le camp de concentration de Rivesaltes, dans des conditions indignes et révoltantes. On y découvre l’histoire étonnante du dessinateur Josep Bartoli, enfermé dans ce camp et qui y dessine tout ce dont il est témoin. Il réussit à fuir vers le Mexique grâce au narrateur, un gendarme plein d’humanité avec qui il se lie d’amitié. J’ai beaucoup aimé cette évocation, les dessins originaux de Josep Bartoli,-un peu moins la façon d’animer les dessins de Aurel ; je recommande ce film.

Nathalie

« Blackbird », film de Roger Mitchell avec Susan Sarandon

Une femme qui sait que sa maladie va bientôt l’anéantir souhaite se donner la mort avec l’aide de son mari. Elle prévient et invite ses enfants, leurs compagne et compagnon, son petit-fils et sa meilleure amie  à passer un dernier week end tous ensemble avant de passer à l’acte. Ce week end révèle et chamboule les liens et fractures au sein de la famille.

Ce film très bien interprété et touchant -malgré des décors un peu aseptisés- donne de la visibilité à ce sujet étonnamment peu présent mais qui nous concernent tous : le droit à mourir dans la dignité . La séance au Majestic Bastille a été suivie d’une rencontre-débat avec l’association ADMD qui défend ce droit, l’occasion de prendre la mesure du retard scandaleux de notre pays en la matière.

Nathalie

Roman noir « Une, deux, trois » de Dror Mishani

Je suis entrée très facilement et avec plaisir dans ce roman noir israélien recommandé par ma libraire, car il fait la part belle à des personnages féminins attachants et fait découvrir certains aspects de la société israélienne. La partie noire du roman arrive un peu par surprise à la fin de la première partie : on ne peut plus lâcher le livre avant la fin.

Nathalie

Roman « Le journal d’un corps » de Daniel Pennac

Ce « journal d’un corps » est celui que le narrateur a tenu de ses 13 à ses 87 ans, année de sa mort en 2010. C’est une idée très originale que de parcourir une vie à travers les manifestations multiples du corps aux différents âges de la vie, de tout ce que ça implique à titre individuel et dans la sphère sociale, et c’est écrit avec l’inimitable et chaleureux style Pennac -même si on n’y retrouve pas l’excitation de ses romans aux intrigues improbables mais très bien tricotées-. Cela amène forcément à se poser des questions sur soi-même et donnerait presque envie de faire son propre « journal d’un corps ».(Ca m’a remis du baume au coeur après la décevante lecture de la Loi du Rêveur, son dernier roman paru, qui m’a déçue.)

Nathalie