Le Cinéma confiné : interview de Mathieu Guetta

En 2020, la pandémie Covid-19 contraint au confinement, fait inédit, plus de la moitié de la population mondiale. En France, écoles et commerces non essentiels ferment en mars 2020. Parmi eux, les cinémas ferment 200 jours en deux vagues. Du jamais vu dans la profession. Témoignage du directeur du « Majestic Bastille », Mathieu Guetta, peu après sa réouverture.

En marge de l’interview vidéo de 28 minutes accessible ici, en voici ci-dessous la retranscription.

Entretien réalisé le 14 juin 2021.

Godefroy Troude : « Monsieur Guetta, pour nous remettre dans le contexte du premier confinement, voici tout d’abord un article du journal Le Monde. Il est daté du 15 mars 2020 et annonce la fermeture immédiate de la totalité des écoles et des commerces non essentiels, dont les cafés, restaurants et cinémas. On y voit également le titre d’une interview de Martin Hirsch, indiquant que les hôpitaux de l’AP-HP n’ont jamais été confrontés à un phénomène d’une telle ampleur… »

Mathieu Guetta : « Si vous voulez que je commente déjà là-dessus, pour être tout à fait honnête, moi, au 15 mars, je n’y croyais pas… Je n’y croyais pas. On apprend le soir du [14] mars que les écoles vont fermer. Ça a été un coup de massue. Mais la seule chose à laquelle j’ai pensé, c’est à tous les plannings de séances scolaires qu’il va falloir mettre en pause et reprogrammer ! Alors quand le [14] au soir, le premier ministre dit que les salles recevant du public, les bars, les bibliothèques, etc. que tout ça va fermer, effectivement, c’est un réel coup de massue.

D’abord parce que depuis 1895, la première projection publique et payante que les frères Lumière organisent au Café de la Paix, place de l’Opéra, en réalité l’activité ne s’est jamais arrêtée. Même pendant la seconde guerre mondiale : certes il pouvait y avoir des restrictions sur l’électricité, certaines salles n’ouvraient que le mardi, d’autres le vendredi, d’autres le samedi et le mardi… Mais une fermeture complète, un arrêt total du marché, ça n’était jamais arrivé ! Et je pense que s’il y a trois dates dans l’histoire du cinéma à retenir :
– 1895 [avec la première projection publique et payante],
– 1927 avec la première projection du film parlant
Le chanteur de Jazz en son synchrone,
– et 2020 la fermeture des cinémas.

Ensuite parce que tout cela arrive aussi dans un contexte d’équilibre très difficile pour les salles dont on parlait déjà beaucoup, [où] le confinement n’a pas été révélateur mais un accélérateur d’un certain nombre de symptômes : on l’a [d’ailleurs] remarqué quand on a rouvert le 22 juin 2020 et on l’a constaté encore plus le 19 mai 2021. […]

En dehors de la situation des cinémas qui nous réunit aujourd’hui, je pense à la jeunesse qui grandit aujourd’hui avec le Coronavirus. Elle est certainement dans une vision du monde qui est complètement différente de celle d’avant. Pour ma génération qui a grandi avec le Sida, c’était baiser qui nous menait à la mort. Pour eux c’est se serrer la main… C’est sûr qu’on est sur des problèmes de société qui nous propulsent sur des mondes différents. »

G. Troude : « Vous aviez réalisé un court-métrage pendant le confinement… »

(à lire aussi : Les court-métrages : questions aux exploitants confinés)

M. Guetta : « [Ces court-métrages avaient été faits] à la demande de Cinémas Indépendants Parisiens (CIP). Ils nous avaient donné un petit questionnaire et pour y répondre je m’étais exercé à y faire cette petite vidéo. D’ailleurs c’est drôle car ça m’a servi aussi d’atelier pour expliquer le « stop-motion » à mes enfants, qui ont fait les lettres [animées sur certains plans].
Quel message on pouvait délivrer à nos spectateurs ? Dans notre groupe Dulac Cinéma, auquel appartient le Majestic Bastille, nous n’avons jamais arrêté de prodiguer des conseils cinéphiliques à nos spectateurs via les réseaux sociaux, en leur disant qu’il n’y a pas que Netflix, qu’il y a d’autres plateformes qui sont vertueuses et cinéphiles où chaque jour il y a un film à découvrir. Et leur dire de ne pas perdre le goût du cinéma.

[Tout à l’heure] je disais que la crise [Covid-19] a été l’accélérateur d’une situation qui existait avant. La salle de cinéma est évidemment le lieu privilégié pour découvrir un film, et en principe l’exclusivité d’un film c’est la salle de cinéma. Mais elle n’est plus au centre même de la diffusion des images animées, [surtout] à partir du moment où sur une plateforme Internet vous pouvez avoir des films inédits. Donc il y a une accélération d’une situation qui existait avant.

Mais il y a d’autres choses qu’on a vues depuis la première réouverture l’année dernière et la réouverture en mai 2021 : c’est comment les spectateurs se concentrent de plus en plus sur un deux films emblématiques. La curiosité du cinéma n’est plus aujourd’hui que l’apanage que quelques cinéphiles qui voient trois à quatre films par semaine (et parfois c’est un minimum). Il m’arrive souvent le soir d’être invité à une projection, d’être sur une avant-première, et de retrouver des spectateurs que j’avais le matin [au Majestic Bastille] et qui comme moi circulent de salle en salle. Mais ça c’est devenu finalement un petit noyau.  On constate que cette semaine, c’est Nomandland, c’est le film emblématique et la curiosité, la découverte, tout ce qui est le rôle d’une salle Art et essai devient de plus en plus difficile. »

G. Troude : « Justement Le film Soul de Disney-Pixar est sorti en exclusivité sur la chaîne Disney+ en décembre alors que les salles étaient fermées. Était-ce une expérience ponctuelle liée au contexte de fermeture des salles, ou une tendance qui est enclenchée ? Parce qu’en France on est protecteur pour les salles de cinéma avec une chronologie des médias qui est stricte : d’abord les sorties en salle, puis les sorties blu-ray, DVD et VOD, puis il y a Canal+, puis les chaînes gratuites… »

M. Guetta : « Je ne suis pas extrêmement calé sur la chronologie des médias, mais oui la salle de cinéma est le lieu premier de l’exploitation d’un film. C’est notre système français. À une époque on parlait d’Exception culturelle. C’est important que ce soit le lieu de découverte des films. [Les mordus l’admettent : il faut] voir un film sur un grand écran, avec une immersion complète dans le son, et avec un public qui fait partie de la confrontation des idées : on ne va pas rire au même moment, pas pleurer au même moment, quand on sort on ne va pas être d’accord sur la qualité du film, et ça c’est l’essentiel d’un lien social. »

[Note du 30/08/2021 : la diffusion des nouveaux films sur les plateformes de streaming au détriment des salles a engendré une vague de piratage sans précédent durant l’été, au point que certains distributeurs ont annoncé ne plus vouloir diffuser leurs productions en ligne. Source MacGeneration]

G. Troude : « D’ailleurs j’en profite pour vous remercier de ne pas vendre de pop-corn dans votre salle car c’est un bruit horripilant. »

M. Guetta : « Alors [en fait] …je vais peut-être faire un peu de pop-corn sur certaines séances enfant : je vais acheter des grains bio, j’ai ma machine à pop-corn et ce sera à mon avis quelque chose de très [limité]. Mais c’est vrai que dans les salles comme les nôtres la nourriture principale, elle est spirituelle : c’est celle qui est sur l’écran !
[Il est important que la salle] soit le lieu premier pour toutes ces raisons que l’on vient de dire. Mais aussi parce que c’est toute notre économie qui fonctionne ainsi. Si la France à travers ses coproductions internationales est aujourd’hui l’un des pays exportateur de films les plus importants (les autres ce sont les États-Unis, la Chine et l’Inde, et quand on voit la taille de la France et sa population à côté on se demande comment c’est possible…) c’est parce que sur chaque billet de cinéma on paye une taxe, la TSA (taxe supplémentaire additionnelle) de 10,72% qui va servir au CNC (Centre National de la Cinématographie) de petite cagnotte pour lui permettre une réelle politique culturelle. Et ça c’est extrêmement intéressant. Ce n’est pas Robin des bois, mais on prend aux films qui font le plus d’entrées pour permettre à ceux qui en font le moins de quand même exister. Cela permet une diversité des œuvres, une création dynamique, et d’éviter qu’on se retranche comme beaucoup de pays européens malheureusement dans une carence complète de production.
Notre système fonctionne ainsi et en ce moment il y a des discussions : comment ces nouveaux acteurs, principalement les plateformes de SVOD, c’est-à-dire illimitées… »

G. Troude : « Oui, il y a les chaînes de télévision, mais aussi les plateformes de VOD qu’on cherche à faire contribuer… »

M. Guetta : « Alors justement, pas les plateformes de VOD puisque ces plateformes fonctionnent presque comme nos salles ou l’achat d’un DVD, c’est-à-dire qu’on consomme à l’acte. On décide de voir un film et on paye pour un film. Mais le système illimité transforme ça. [Je ne parle pas ici de] la carte UGC illimitée, que nos spectateurs connaissent bien : eux, payent un prix fixe et peuvent aller voir autant de films qu’ils veulent, mais nous [au Majestic Bastille] quand on passe la carte c’est sur un tarif, un billet, donc c’est une tarification à l’acte.
[Quand je dis que le système illimité transforme ça, je parle en fait des] plateformes SVOD qui offrent un abonnement illimité, où vous regardez ce que vous voulez. D’ailleurs en général les gens ont du mal à regarder ce qu’ils veulent car ils ont choisi pendant une heure et à la fin ils sont fatigués ! Mais ça c’était une petite pique… (sourire)
Si ces nouveaux acteurs sont prêts à jouer le jeu, peut-être qu’il y a des espaces d’aménagement : qu’ils ne seront plus la dernière roue du carrosse, qu’ils peuvent remonter un petit peu dans la chronologie des médias. Mais il va falloir réussir à trouver un accord pour qu’ils contribuent à notre dynamisme et notre production de la même manière que les chaînes de télévision le font, ou que la copie privée le fait. C’est extrêmement important : il en va de la diversité de la création. »

Mars 2020. Bd Henri IV et la Bastille déserts, en matinée (photo GTR).

G. Troude : « Pour en revenir à la fermeture de la salle, lorsque le mercredi 19 mai, jour de la réouverture, vous avez présenté aux spectateurs le film Slalom vous avez dit « Je n’y croyais pas, je penserai que ce serait au mois de juin ». Pourriez-vous en dire un peu plus ? »

M. Guetta : « Comme je vous disais tout à l’heure, le premier confinement a été un réel coup de massue. Tout était arrêté ! Ce n’était pas qu’on voyait des ours sauvages dans les rues de Paris, mais quasiment… Toute cette période a été comme un mauvais rêve qui n’arrivait pas à s’interrompre, où tous les jours on vivait cette morne journée en faisant l’école à nos enfants – pour ceux qui en avaient – pour s’imposer un cadre. Et finalement il y a eu toute une phase de déconfinement [débutant le 11 mai] et on a réouvert [le 22 juin, après 3 mois de fermeture.]

Le deuxième confinement, qui a commencé au 30 octobre 2020, a été complètement différent. D’abord parce qu’on avait déjà vécu un confinement, donc on ne l’abordait pas de la même manière. On a des réflexes : ne serait-ce que fermer son cinéma en se disant qu’on ne va plus l’ouvrir au public pendant un certain temps. [Ainsi] je savais décrocher au tableau électrique tout ce qu’il fallait décrocher, quels ordinateurs éteindre. Mais c’est quand même un geste assez étrange [car] normalement il n’y a pas une seule machine qui s’arrête. On les met un peu en veille la nuit, mais normalement c’est non-stop, 365 jours sur 365, de 9 heures du matin jusqu’à minuit !
Ce deuxième confinement a été très différent car d’abord nous avions une perspective de réouverture [rapide] au 15 décembre 2020. Les écoles encore ouvertes, le personnel, l’encadrement des salles, la direction, moi par exemple, je suis beaucoup [venu] au cinéma. On en a profité pour rafraîchir certains endroits, donner un petit coup de peinture ici… C’était que du Système D : on n’avait pas de rentrée d’argent et on n’allait pas commencer à en dépenser, [alors] on a pris nos pinceaux, nos pots de peinture, notre ponceuse pour refaire le grand escalier. On a tout fait comme ça, il y avait une dynamique. Mais elle a été complètement cassée parce qu’évidemment au 15 décembre les [seuils épidémiques] qui avaient été [fixés] pour réouvrir n’étaient pas du tout atteints.

Et c’est là qu’à peut-être commencé à s’installer une nouvelle mélancolie, mais pas du tout une dépression complète comme en mars 2020, mais un début de mélancolie : on ne sait plus, on est trimballé dans une espèce de limbe, on ne sait plus quelle date on va pouvoir réouvrir, on prend des paris mais personne n’y croit. Et janvier passe… février passe… mars passe… avril passe… Et honnêtement le 19 mai pour [le premier jour de réouverture, et] le premier jour d’exploitation de Slalom, je n’y croyais pas ! Je voyais quelque chose fin juin. Mais il ne faut pas s’y méprendre, cela a été une heureuse surprise parce que ce n’est pas une situation tenable !
Il y avait aussi quelque chose de magique ce soir-là : c’est que nous avions fermé avec l’avant-première de Slalom, et que nous avons réouvert avec la sortie de Slalom. Nous avions quitté Charlène Favier, sa réalisatrice, pour la retrouver ce jour-là qui a été extrêmement émouvant, pour les équipes comme pour les spectateurs, en se disant qu’on était toujours là. »

G. Troude : « Et la personne de la production [de Slalom] qui était dans la salle avec l’équipe indiquait que le film avait même eu trois campagnes de communication pour sa sortie ! »

M. Guetta : « Oui parce que, cela devait être le 2 ou le 4 novembre, ensuite il a espéré la réouverture du 15 décembre, et puis après il a communiqué sur le 19 mai. Mais il y en a pour qui ça a été beaucoup plus dur : ceux qui sont sortis le 28 octobre et qui n’ont eu que deux jours ! Les plus connus sont ADN, Garçon chiffon… D’ailleurs nous avions sorti Une vie secrète qui est un film historique admirable sur les prémices de la guerre d’Espagne et tout le Franquisme, avec un couple qui va se retrouver à vivre caché. Et bien Une vie secrète n’a pas du tout retrouvé son public. ADN a réussi. Adieu les cons qui était sorti un peu plus tôt a réussi. Drunk a réussi… Mais beaucoup sont allés au casse-pipe. Car c’est extrêmement dur. On parle ici de notre métier qui est l’exploitation, mais – si on ne tient pas compte de la production – il y a un autre métier qui est encore plus incroyable c’est celui de la distribution ! Le métier de la distribution c’est de faire naitre le désir du cinéma et le désir d’un film. Ça passe par l’affiche, le marketing, des campagnes d’affichage, des présences dans la presse, les plateaux de télévision, des campagnes d’avant-première, des présences en festival… C’est toute une mayonnaise qu’on monte pour que le public identifie un film et ait envie d’aller le voir. »

G. Troude : « Et tout ça avec une offre de film supérieure à ce que peuvent absorber les salles et les spectateurs au moment de la réouverture… »

M. Guetta : « Alors, je suis [partagé] là-dessus. Effectivement il y a une offre très importante, mais en réalité il y [avait déjà] des périodes dans l’année avec des offres aussi importantes. Seulement, [elles sont] beaucoup moins en mai-juin-juillet qui sont [habituellement] des périodes un peu plus creuses. À part quelques films qui sortent dans lancée du Festival de Cannes, ce sont des périodes où il y a moins de films, où l’offre est moins importante et où il y a moins de spectateurs. Là, ce qui est totalement inédit, c’est qu’il y a une offre absolument incroyable et notamment en Art et essai, sur une période où le public est moins dans les salles de cinéma. C’est ça qui aujourd’hui crée des crispations, des tensions, des petits coups de déprime parce qu’on a un film formidable et les entrées ne sont pas au rendez-vous. Mais tout ce qu’on entendait sur les 400 films qui attendent, heureusement ils ne sont pas sortis ensemble le 19 mai ! Heureusement chaque distributeur parle avec ses concurrents. Évidemment ils sont en concurrence et ils ne sont pas là pour se taper dans la main, mais ils sont suffisamment intelligents pour essayer de regarder ce que chacun fait et de contenir un petit peu l’offre et la faire arriver petit à petit sur les écrans. Typiquement, sur le mois de juillet dans les salles comme les nôtres qui sont Art et essai on compte énormément sur l’aura du Festival de Cannes pour redonner le goût du cinéma, à la fois le glamour et le regard sur le monde, Cannes est un moment crucial dans la temporalité, comme le sont d’autres festivals internationaux. Là, j’ai un film chaque semaine, et chaque film est formidable. Forcément, même si ce n’est jamais certain car on est dans une industrie du prototype, il y en aura un qui n’aura la carrière qu’il mérite.

Mais ce qui risque d’être encore plus dur, pas la peine d’être devin, c’est qu’on va vers un été où les Parisiens vont largement quitter la ville alors que les touristes ne seront pas là… Nous allons donc essuyer un été qui va être un peu dur, et on pourra pleurer avec nos camarades de terrasses… Parce que pour l’instant ils espèrent le beau temps et nous la pluie. Mais là on trouvera un sujet de plainte en commun… On regarde tous vers septembre : on espère tous que la campagne de vaccination fonctionne et que petit à petit tout ça soit derrière nous ! »

G. Troude : « Justement, à propos de vos camarades de terrasses, il y a quelques dizaines d’années on avait encore parfois dans les salles de cinéma des publicités pour des restaurants, des activités à faire après le spectacle. C’est quelque chose que je ne vois plus du tout. C’est passé de mode ? »

M. Guetta : « Ce n’est pas que c’est passé de mode (sourire)… Les pubs que vous voyez actuellement sont [gérées par] des régies nationales. Et à l’époque celles qui se saisissaient de ces questions-là étaient les régies locales. Et c’est vrai qu’elles ont petit à petit trouvé moins de business, [mais] plus faute d’une absence d’annonceurs que peut-être d’un changement de pratiques, parce qu’on l’a vu [ce] mercredi 19 mai quand tout a réouvert : que ce soit dans une boutique de vêtements, à une terrasse de café ou à une salle de spectacle, il y avait le sentiment que la ville se remettait à revivre ! Et donc on se tient tous par la barbichette : évidemment que quand quelqu’un a une terrasse c’est un potentiel de spectateurs [peu] après, que [les spectateurs qui sortent] d’un cinéma c’est un potentiel de clients de restaurant !

[Pour en revenir aux pubs] je crois même qu’à une époque les Nuls avaient fait des fausses pubs qui se moquaient de ces pubs où on sortait effectivement au restaurant, etc. »

G. Troude : « C’était souvent des pubs un petit peu désuètes, mais… »

M. Guetta : « Complètement ! » (sourire)

G. Troude : « Mais il y avait un côté affectif, sympathique, de proximité que j’aimais bien… »

M. Guetta : « Oui, il y a certainement des choses à faire dans ce sens-là. Puisque effectivement on va tous être dans une recherche de reprise d’activité. »

G. Troude : « Bon. Je vous remercie beaucoup, je suis très content d’avoir pu recueillir vos impressions sur cette période difficile et incroyable. Il a un point que vous vouliez ajouter ? »

M. Guetta : « Je suis content de ne plus habiter La ville-fantôme de Lucky Luke ! Ça c’est évident ! Juste d’avoir les portes ouvertes, que les gens rentrent, prennent un programme, s’intéressent à ce qu’on fait, [et surtout] que les scolaires soient revenus ! Ça, ça a été un moment magique ! On a réussi, enfin, surtout les associations qui coordonnent des dispositifs scolaires, à reprogrammer au moins une séance pour chaque classe inscrite au dispositif ! C’est magique ! Donc, s’il y a une conclusion, c’est back in business, heureusement ! »

G. Troude : « Merci beaucoup. »

M. Guetta : « Merci à vous. »

 

Interview réalisée au Majestic Bastille, le 10 juin 2021. Interview, technique et montage G. Troude.

Mise à jour le 30/08/2021 pour insérer une note concernant le piratage ayant découlé cet été des diffusions de films sur les plateformes de Streaming, fait qui n’était pas connu au moment de l’entretien.

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