Livre « La porte des enfers » de Laurent Gaudé

C’est l’un des rares romans que je n’avais pas encore lu de mon auteur français contemporain préféré, sans doute car j’avais un peu d’appréhesion à me confronter à ce livre qui parle de la mort d’un enfant. J’ai senti le moment venu en avril dernier pour commencer ma lecture, et j’y ai retrouvé cet écriture  limpide et intemporelle d’un auteur qui sait comme personne parler des grandes tragédies humaines (les migrants dans Eldorado, l’irruption d’un cyclone dans Ouragan…).
Dans ce livre, on passe de la ville de Naples, superbement décrite, au pays des morts où un père chauffeur de taxi frappé par le malheur va tenter d’aller rechercher son fils tué par une balle perdue dans un règlement de compte.
Une citation : « C’est la règle du pays des morts, continua Mazerotti. Les ombres auxquelles on pense encore dans le monde des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Elles avancent vers le néant imperceptiblement. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale. »
Nathalie

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