France 2 : « L’émission pour la Terre » avec Nicolas Hulot


Anne-Élisabeth Lemoine, Nicolas Hulot et Nagui (photo extraite* de l’émission)

La télévision française consacre une soirée exceptionnelle à la pédagogie des enjeux environnementaux mondiaux

Hier soir, France 2 a diffusé, en direct et en début de soirée, une émission de deux heures et demie à portée pédagogique consacrée à l’environnement, dans un contexte qualifié « d’urgence écologique », présentant des solutions pratiques et citoyennes en vue de contrer les problèmes planétaires de pollution, épuisement de ressources et biodiversité, et de réchauffement climatique. Ceci à travers 10 gestes simples envers lesquels les téléspectateurs étaient invités à exprimer leur accord (par SMS, réseaux sociaux et l’application Brut) dans ce qui était qualifié de « référendum ». 2,3 millions de téléspectateurs ont suivi l’émission (6,5 millions impactés) et des centaines de milliers d’appels ont été enregistrés. Les animateurs (Anne-Élisabeth Lemoine et Nagui) ont reçu de nombreux invités dont Nicolas Hulot, Thomas Pesquet, Lambert Wilson, Jamy Gourmaud, Elise Lucet, Michel Cymes mais aussi des scientifiques et personnalités engagées comme Valérie Masson-Delmotte (coprésidente du GIEC), Cyril Dion, Greta Thunberg (interviewée). L’intégralité de l’émission (2h30) est accessible ici sur FaceBook.

Dans cet article :
1) Dix gestes simples
2) Résumé de l’émission
3) Les invités
4) Revue de presse
5) Conclusion (…et pétition)
6) Pour aller plus loin

 

1) Dix gestes simples proposés aux téléspectateurs

1) Manger ni viande ni poisson au moins un jour par semaine (96% se déclarent prêts à le faire)
2) Acheter des fruits et légumes de saison (96%)
3) Remplacer sa bouteille en plastique par une gourde (94%)
4) Planter des fleurs pour les abeilles (91%)
5) Donner du temps aux associations pour la nature (66%)
6) Acheter moins de vêtements ou [d’acheter des vêtements] de seconde main (86%)
7) Supprimer vos e-mails inutiles dans votre messagerie (93%)
8) Laisser votre voiture au garage pour les petits trajets (84%)
9) Voyager sans prendre l’avion pendant 1 an (58%)
10) Mettre son chauffage à 19°C maximum (73%)

Les 10 gestes expliqués, avec les votes, sur le site de France2.

 

2) Résumé de l’émission

04:26 : Thomas Pesquet lance l’illumination en vert de la tour Eiffel.

05:45 Nicolas Hulot : « Le premier message que je veux faire passer, c’est qu’il ne faut pas confronter les responsabilités mais les additionner. […] [Nous ne devons] pas priver nos enfants de leur avenir. C’est la crise la plus complexe à laquelle [l’Humanité] a été confrontée. Nous devons comprendre à travers cette complexité que chacun doit faire sa part. Il faut trouver une forme de synchronisation entre ce que les politiques doivent faire et ce que les citoyens également à leur échelle peuvent faire […]. C’est la première fois qu’au delà des barrières politiques culturelles, économiques, géographiques, [l’Humanité] est confrontée à un même enjeu. On est sur le même radeau et il y a deux voies qui s’offrent à nous : ou on laisse faire ou on décide de construire l’avenir. Ce qui est effrayant c’est de laisser l’avenir décider à notre place. Ce qui est très enthousiasmant c’est de décider qu’on va tous ensemble construire ce monde ».

08:15 Geste n°1 : Ne pas manger de viande et de poisson un jour par semaine. Vidéo explicative de l’impact climatique.

11:20 : Michel Cymes, après un trait d’humour pour Nagy, assume son amour de la viande et nuance le risque sanitaire, indiquant qu’il concerne sur les aliments carnés transformés.

13:00 Issia Lorrain, 16 ans, de Younth for climate, indique qu’elle a choisi de devenir végétarienne.

15:30 Nicolas Hulot : « Il faut comprendre que tout est lié et que chaque geste peut paraitre à son niveau dérisoire, mais que la somme de chaque geste [est utile] […] En mettant un peu de conscience dans le geste on peut faire entre 20 et 30% du chemin. Restera aux acteurs économiques et politiques à faire les 70% qui restent ».

18:00 : Guillaume Néry, double champion du monde de plongée en apnée, alerte sur la surpêche : « Ce n’est pas une catastrophe qui va arriver, c’est une catastrophe qui est en cours ! […] On est dans une urgence de quelques années et on agit comme si on avait 100 ans devant nous ».

21:42 Hugo Clément, journaliste. « Le chalutage des crevettes en Chine, c’est 95% d’animaux tués pour rien, rejetés morts à la mer. »

23:45 Nicolas Hulot : « Vous avez appelé votre émission ‘Une émission pour la Terre’. C’est vrai qu’on a une tendresse ce soir pour notre planète. Mais cette émission elle est pour l’Humanité. C’est l’Humanité qui est en toile de fond. La planète, elle sera secouée, balafrée, mais elle va s’en remettre. L’Humanité peut-être pas ! »

25:45 Issia Lorrain : « La planète n’a pas besoin de nous pour survivre ! »

27:15 Résultat pour le geste n°1 : 96% des votants se déclarent prêts à 1 jour par semaine sans viande ni poisson.

28:00 Hugo Clément : « Si les océans meurent, on meurt : le vrai poumon de la planète ce n’est pas l’Amazonie, ce sont les océans qui génèrent 50% de l’oxygène de la planète. Sauver les océans c’est sauver notre espèce ! »

28:15 Nagui : « [Nous recevons] des milliers de SMS et [de contacts par] réseaux sociaux. »

28:45 Geste n°2 : Êtes-vous prêts a n’acheter que des fruits et légumes de saison ? 96% des votants se déclarent prêts à s’y engager.

29:30 Nagui : « Il va falloir manger des champignons, des carottes, des potirons… »
Anne-Elisabeth : « …des poires et des pommes. »
– Nagui : « Rappelez vous la fête que c’était quand arrivaient les premières fraises, les premières cerises, les premières tomates. Aujourd’hui, Ananas, mangues, tomates… on croit pouvoir en manger toute l’année [mais] c’est totalement faux. »

32:00 Nagui : « En France, 150 gobelets plastiques jetés par seconde ! C’est honteux ! »

32:15 Nicolas Hulot : « Entre 20 et 30 milliards de mégots sont jetés par an en France. Ce petit geste là, le geste du fumeur, c’est la première lettre dans l’alphabet écologique et [ce serait bien] si on pouvait déjà commencer à se priver de ce geste, car derrière il y a toujours quelqu’un qui ramasse. »

32:30 Geste n°3 : Remplacer gobelets en plastique par une gourde.

35:49 Leila Masterzein : explications sur la dégradation du plastique sous l’effet des vagues, des rayons ultra-violets, de la chaleur, et son aspect dans les océans sous forme de micro-plastique.

37:15 Elise Lucet : « Chaque semaine nous ingérons l’équivalent d’une carte bancaire [en plastique , selon une étude du WWF relayée par AFP/Figaro, Challenge, Geo]. Cinq grammes de micro-plastiques par semaine […] Appelons tous [les service client de] nos supermarchés pour leur dire qu’on ne veut plus de leur coton-tiges avec des bâtonnets en plastique, qu’on ne veut plus d’emballage et de suremballage. Signifions leur clairement qu’on ne veut plus autant de plastique. Il faut dire aux industriels qu’on ne veut plus ces plastiques ».

39:00 Leila Meistertzheim : « [Ces micro plastiques ne sont pas récupérables, ca ne se nettoie pas]. Lorsque ces plastiques arrivent en mer ils vont se transformer dans des morceaux plus petits et l’énergie qu’on aurait besoin de mettre en place pour éliminer des micro-plastiques serait tellement importante qu’il vaut mieux ne pas la [dépenser ici]. C’est un peu quand vous avez une fuite d’eau dans la salle de bains, avant d’éponger il faut couper l’arrivée d’eau. Il faut couper le problème [du plastique] à la source. Les solutions sont à terre aujourd’hui. »

41:10 Melati et Isabel et Wijsen, deux jeunes files de 16 et 18 ans ont réussi à interdire le plastique sur l’île de Bali (elles avaient 10 et 12 ans lorsqu’elles ont lancé leur mouvement « ByeByePlasticBags« ).

44:45 Extrait de leur déclaration à l’ONU.

47:40 Geste n°3 : 95% des votants s’engagent à remplacer des bouteilles par des gourdes.

48:50 Geste n°4 : Planter des fleurs pour les abeilles.

55:20 Sven Niel, apiculteur en colère, témoigne des dangers des pesticides sur les insectes pollinisateurs, et évoque les cas de pollinisation manuelle en Chine du fait de la disparition des insectes.

59:00 Jamy : « Il y a aussi moins d’oiseaux. Selon le CNRS, 80% des insectes européens ont disparu en 30 ans. En même temps, 470 millions d’oiseaux ont disparu en 20 ans par rapport au début des années 2000. C’est énorme. »

1h00:50 Résultat du vote. 93% des votants indiquent d’engager à planter des fleurs pour les abeilles.

1h01:20 Nagui : « Yoplait s’engage à planter 200 millions de fleurs pour les abeilles ! »

1h01:50 Sabrina Krief, professeur au Museum d’Histoire Naturelle, tente de sauver les chimpanzés, victimes de malformations congénitales dont on soupçonne qu’elles sont dues aux néonicotinoïdes sur le maïs et l’eau qu’ils ingèrent.

1h05:35 Nicolas Hulot : « Si les grands singes disparaissent, je ne sais pas ce qui adviendra de l’espèce humaine. Il est important de se rendre compte que tout est lié. Par exemple prendre du thé bio ici en France c’est éviter que des pesticides soient utilisés là-bas. […] En 1920, dans le monde, on utilisait 3 000 tonnes de pesticides. En 2010 on était déjà à 4 millions de tonnes. C’est une arme de destruction massive ! Et on attend pour les interdire d’avoir une démonstration imparable, d’avoir une liste funeste de victimes… Mais à un moment ou à un autre il faut appliquer ce fameux principe que nous avons mis, nous la France, dans notre Constitution. »

1h10:20 Geste n°5 : Êtes-vous prêts à donner du temps pour une association qui défend la nature ?

1h13:30 Frédéric Lopez évoque le ramassage des ordures, nettoyer des plages et les forêts.

1h16:45 Marion Chaygneaud-Dupuy, évoque le nettoyage de l’Everest !

1h20:40 Nicolas Hulot : « Notre civilisation croule sous les déchets ! Sans aller aussi haut, j’ai eu l’occasion de plonger avec des submersibles à plusieurs milliers de mètres sous les océans, et – comme à cette profondeur là vous avez très peu d’oxygène qui dégrade les matériaux – vous pouvez lire toute la société de consommation. Nous laissons des empreintes pour des milliers et des milliers d’années. »

1h23:10 Nagui : « On peut grâce à la Fondation de Nicolas Hulot [sur le site] J’agis pour la Nature [trouver] plein de possibilités dans votre région ».

1h24:00 Résultat du vote : 70% des votants indiquent être prêts à s’engager pour une association qui défend la nature.

1h25:00 Thomas Pesquet : « Ce cliché est intéressant car […] vous voyez la petite couche […] juste au dessus de la [Terre], c’est l’épaisseur de l’atmosphère qui nous protège, qui sépare la vie sur Terre et la mort, car il n’y a rien de vivant à des années-lumière autour de la Terre. Ca contient toute la vie qu’on a trouvée dans le système solaire et au delà. La Terre est une petite bulle très fragile. Il faut savoir qu’il y a des planètes comme Mars qui ont perdu [leur atmosphère et que] ça pourrait nous arriver. La Terre est une oasis, ce n’est pas un truc infini, c’est un petit miracle et il faut vraiment s’en occuper ! »

1h26:30 Nicolas Hulot : « [Effectivement] dans l’Univers, la vie n’est pas la norme. Elle est l’exception. Et nous les humains, si on avait joué à un loto universel, on aurait tiré le ticket gagnant, le gros lot. Un mathématicien m’a dit un jour que la probabilité pour que la vie ait pu germer sur Terre est aussi faible que si on jetait au sol une boite de Scrabble et qu’un poème de Baudelaire s’inscrivait sous nos yeux ! Il faut simplement comprendre que cela tient du miracle et que nous faisons partie de ce miracle ! »

1h28:10 Thomas Pesquet : « Je confirme, c’est la bonne [planète] : autour il n’y a rien du tout, il faut en être conscient ! [Il y a peut-être d’autres systèmes solaires] mais dans les 1 000 prochaines années on est sûr qu’il n’y a pas grand chose [qu’on puisse atteindre]. […] [L’environnement est à l’origine de « Fake news »] il faut que les gens s’éduquent le plus possible, savoir où trouver l’information, être critique. La première question à se poser c’est « Est-ce que la personne qui me parle a quelque chose à vendre ? » […] J’ai vu des vidéos qui démontraient que je n’étais jamais allé dans la station [Spatiale Internationale], de manière pseudo scientifique, et je comprends très bien que cela puisse marcher car le raisonnement est à peu près correct …jusqu’à un point où ça vrille. Oui (sourire) je suis bien allé dans l’espace et la Terre n’est pas plate, et elle ne s’arrête pas au Finistère… »

1h31:30 Frédéric Lopez : « Je suis très fier ce soir d’être sur le service public, qu’on soit tous là mobilisés, très sincères. Et je ne sais pas combien de personnes nous regardent mais ils sont là et j’ai l’impression qu’on fait partie d’une communauté. C’est un sentiment d’appartenance qui est très fort. »

1h31:45 Nagui : « Et [justement] en terme d’appels et de SMS, ça dépasse les centaines de milliers d’appels ! Donc ça fait du monde ! »

1h32:00 Geste n°6 : Êtes-vous prêts à acheter moins de vêtements ou à acheter des vêtements de seconde main ?

1h33:10 « Pour fabriquer des vêtements, on utilise souvent du coton [ce qui] utilise beaucoup d’eau mais aussi beaucoup de produits toxiques. C’est la culture qui utilise le plus de pesticides dans le monde. […] L’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde ».

1:35:00 Nayla Ajaltouni : « Un français achète en moyenne 10 kg de vêtements par an. […] Le modèle sur lequel s’est fondé la « fast fashion » c’est de dire que la tendance désormais sera d’acheter beaucoup, d’accélérer le rythme des collections, donc de ne plus suivre les rythmes naturels automne/été/hiver, et tout est rapidement démodé. L’idée est de nous faire constamment acheter plus : Zara, H&M, Primark… […] Le secret pour que leur modèle économique fonctionne : c’est de produire en masse, pousser à renouveler en permanence. »

1h49:20 Jamy : « Je vais vous parler du Jean, que nous portons tous. On en fabrique 2,3 milliard à travers la planète et certains d’entre eux parcourent parfois plusieurs dizaines de milliers de kilomètres avant d’arriver sur les étagères du magasin de prêt-à-porter. Je vous propose de suivre l’itinéraire d’un de ces Jeans, l’itinéraire le plus long. […] Arrivant en France il aura parcouru 11 000 litres d’eau et 65 000 km ! »

1h45:00 Jamy : « Mais il faut savoir – la France est aussi la capitale de la mode – qu’on peut réussir à faire des Jeans d’excellente qualité, des vrais Jeans, entièrement fabriqués en France. Je n’ai pas le droit de faire de publicité mais celui [que je porte] a fait moins de 1 083 kilomètres, […] consomme moins d’eau, et – à part le coton produit en Inde – il est produit en France. »

1h45:30 Résultat du vote : 89% des votants indiquent être prêts à s’engager pour acheter moins de vêtements ou à acheter des vêtements de seconde main.

1h46:45 Geste n° 7 : Supprimer vos emails inutiles de votre messagerie. Résultat du vote : 94% des votants indiquent être prêts à s’engager.

1h49:30 Lambert Wilson : « Les enfants qui sont dans des landaus aujourd’hui auront 80 ans en 2100 [alors qu’à cette échéance] les spécialistes annoncent que la vie sur Terre sera peut-être impossible dans une grande partie des endroits du globe. […] Le groupe des experts sur le climat a annoncé récemment une augmentation possible de la moyenne de la température sur Terre de 7°C en 2100 […] Ca me rend très triste quand je vois des bébés dans le train, dans la ville, car ce n’est pas de la science-fiction, c’est maintenant ! Réveillons-nous ! »

1h51:38 Greta Thunberg interviewée par l’équipe de l’Émission de la Terre : « Si je vous dit qu’il y a le feu ici, normalement c’est le feu que vous devez regarder et pas moi. Et pourtant, en ce moment, ce que les gens regardent, c’est moi ! […] [Les critiques qu’on m’adresse], d’une certaine manière c’est plutôt bon signe : s’ils se focalisent sur des campagnes de haine et de mensonge à mon sujet, cela signifie qu’ils n’ont aucun argument et qu’ils en sont réduits à s’en prendre à une gamine de 16 ans. Personne ne veut prendre en charge ce problème car personne ne se rend compte de l’ampleur du problème. »

1h56:00 Lambert Wilson : « Ce qui est troublant c’est [que Greta Thunberg] a 16 ans, est d’une intelligence remarquable, comme vous [Issia Lorrain], et les jeunes filles de Bali qu’on a vues tout à l’heure. C’est comme un instrument de musique qui se met à vibrer sans qu’on sache pourquoi quelque part dans le globe […] et qui est repris par toute la jeunesse. Le problème c’est que ces filles et garçons sont encore trop jeunes pour avoir accès aux responsabilités. Or le changement qui doit s’opérer est un changement à très court terme ! […] Il y a des décisions qu’il faut prendre maintenant ! »

1h56:45 Anne-Élisabeth Lemoine : « Nicolas Hulot, la façon dont on traite Greta Thunberg, vous, vous parlez carrément d’indécence… »

1:56:50 Nicolas Hulot : « Franchement, je n’ai pas assez de mots pour désigner ça. [Ces critiques] c’est une forme de bras d’honneur aux enfants […] Il n’y a qu’une seule attitude à avoir : c’est d’écouter, d’entendre et réagir […] quand on est mis face à des vérités qui dérangent comme [le disait] Al Gore. […] Il y a une voix qui émerge. Qu’est-ce qu’il y a derrière ? C’est une vérité, une colère sourde, tout simplement parce que les décennies passent et les phénomènes qu’on essaye de combattre [s’accentuent] […] Le changement climatique tue déjà des centaines de milliers de personnes chaque année, [et] les gens qui subissent ça [ne sont même pas ceux] qui ont profité du modèle de développement qui est à l’origine de ce [dérèglement] qu’il subissent ! C’est la double ou la triple peine ! C’est un enjeu de dignité, un enjeu de justice, le dernier accomplissement de notre phase d’humanisation. […] Au lieu de se confronter, d’être en permanence dans la polémique, de remuer des idéologies creuses et des préjugés, il faut se rassembler. […] Au moment où en 2008 il fallait sauver les banques, on s’est affranchis de tous les dogmes budgétaires et là on a fait tourner la machine à billets pour sauver les banques. Et bien on pourrait peut-être faire la même chose pour sauver l’Humanité ! « 

1h59:20 Geste n°8 : Laisser votre voiture au garage pour les petits trajets.

2h01:45 Cyril Dion : « Les trajets de moins de 3 kilomètres sont les plus polluants et les plus fréquents. On a tendance à prendre la voiture pour faire des trajets qu’on pourrait faire à vélo ou à pied. Mais 3 km à vélo c’est même pas 10 minutes. [Certes] parfois on a besoin de transporter des choses lourdes [mais] quand on est allés avec Mélanie Laurent à Copenhague, on a vu comment faisaient les danois qui ont des vélos avec des systèmes pour porter les courses ou des enfants. […] [report de 2h11:] J’habite à 80 km de Paris, je mets mon vélo dans le train et c’est mieux. On va plus vite, on est en meilleure santé, on n’est jamais coincé dans les embouteillages. S’il pleut, eh bien on met une cape de pluie. Si on a froid on met un manteau… »

2h04:00 Valérie Masson-Delmotte : « En France, les rejets de gaz à effet de serre c’est à 31% les transports dont la moitié pour la voiture individuelle. Il y a un enjeu majeur, un défi pour chacun d’entre nous, c’est comment on arrive à faire baisser le volume des rejets de gaz à effet de serre. Ça a été le cas entre les années 1990 et les années 2000 grâce à des voitures plus performantes qui consomment moins. Mais là, ça stagne : d’abord parce qu’on fait plus de kilomètres, parce que les voitures ne sont pas bien remplies [1,1 personne par voiture en moyenne], mais aussi parce qu’on a tendance à acheter des voitures plus grosses, plus lourdes, et qui consomment plus sur des petits trajets […] qui effacent les progrès de l’innovation technologique. »

2h05:00 Valérie Masson-Delmotte : « Une partie des changements [climatiques] à venir sont inéluctables. Si on veut limiter la casse, pour les jeunes générations d’aujourd’hui, l’enjeu c’est que – partout – les émissions  de dioxyde de carbone […] aillent vers le zéro ! Ce n’est pas simplement consommer moins avec les voitures, c’est aller vers des voitures où on n’a pas besoin de pétrole, des transports en commun performants, des mobilités actives qui sont bonnes pour la santé, [c’est à dire la marche] à pied, à vélo. »

2h05:50 Nagui : « Je m’adresse à ceux que j’appelle les vrais gros beaufs, c’est à dire ceux qui ont un pouvoir d’achat [suffisant pour acheter] une voiture chère, un SUV,  [qui] dépasse les 80 000 voire 100 000 euros… ».
Anne-Élisabeth Lemoine : « Il faut corriger le mot beauf, Nagui ! »
Nagui : « Non, je ne les aime pas ! Ils décident, parce qu’ils ont l’argent, d’acheter la voiture qu’ils veulent, et n’ont pas conscience qu’au même prix ils pourraient avoir une voiture électrique. »
Anne-Élisabeth Lemoine : « D’accord, il y a un attachement à la voiture des français, c’est vrai : 34 millions de voitures particulières. Pour changer les mentalités sans discriminer, sans jeter l’opprobre sur qui que ce soit, comment on fait ? »
Cyril Dion : « Il y a un attachement à la voiture qui existe dans une certaine génération, mais c’est beaucoup moins vrai pour la jeune génération. Il y a un attachement au smartphone pour la génération plus jeune, ca c’est sûr (sourire), mais beaucoup moins à la voiture, et ca se voit aux États-Unis, quand on a été filmer à Washington, à Détroit. […] Ce qui est sûr c’est qu’on a besoin de repenser globalement la façon dont on se déplace […] l’organisation du territoire [qui fait] qu’on a des grands centres commerciaux à l’extérieur des villes où l’on est obligés d’aller en voiture, les prix des loyers dans les grandes villes qui obligent à habiter de plus en plus loin […]. Plus on a de transport en commun, […] plus on fait de pistes cyclables, plus on fait de voies pour les piétons, et plus il y a de vélo et de piétons. C’est mécanique. Plus on fait d’infrastructures [routières] et plus il y a de voitures. »

2h07:55 Sidney Régis aborde la dépendance à la voiture dans les DOM-TOM, et parfois une réticence à prendre un vélo.

2h09:03 85% des votants annoncent s’engager à laisser leur voiture au garage pour des trajets de moins de 3 km.

2h09:45 Geste n°9 : Voyager sans prendre l’avion pendant 1 an. Vote : 59% des votants annoncent s’y engager.
– Nagui : « C’est pas terrible… »
– Anne-Elisabeth Lemoine : « Ben oui, mais y’a pas d’alternative, c’est plus compliqué. » […]
– Cyril Dion : « En France, on ne devrait pas avoir besoin dans des trajets internes [de prendre l’avion]. On a des trains à grand vitesse, on peut accepter de prendre 5 heures pour aller à Toulouse [ou] pour aller à Nice. On pourrait déjà faire ça, au minimum ».

2:11:30 Geste n’10 : Mettre son chauffage à 19°C maximum.

2h12:25 Samuel Lerré  : « Le problème c’est qu’on chauffe trop. Ce que recommandent les spécialistes c’est qu’on limite la température à 19°C dans la maison et 17°C dans les chambres. »

2h15:45 Karine Bidart : « Le bâtiment c’est 20% des émissions de gaz à effet de serre en France, voire 50% dans certaines grandes métropoles. […] Il faut changer nos comportements […] et aussi se poser la question de l’isolation [face] aux déperditions d’énergie au niveau des fenêtres, des façades, des toitures. »

2h19:42 Vote : 75% des votants annoncent s’y engager.

2h21:00 Nagui rappelle la possibilité de calculer son empreinte carbone sur le site GoodPlanet.

2h21:20 Récapitulatif des 10 votes, avec le classement par niveau d’engagement pour chaque geste.

2h24:40 Nagui : « Les français sont prêts à se mobiliser pour la planète et à agir. Pas seulement être spectateurs mais être acteurs. »

2h24:50 Nicolas Hulot : « [Ce soir] il y a un message, un signal, et je dis cela aux hommes et femmes politiques. Il y a un message implicite : on est prêts à bouger, on fait notre part, faites la vôtre. […] Ce soir […] il y a eu un moment assez rare où on n’était pas dans la confrontation. Vous avez donné un bel exemple de ce qui devrait nous inspirer. […] La science doit nous éclairer, notamment le GIEC, [elle] nous a donné un cap et il faut s’y tenir. Notre conscience doit nous guider. Le citoyen doit accompagner, innover et partager. Le politique doit tracer le chemin. Voilà comment cela doit fonctionner. Donc il faut que l’on sorte de ces postures où il y a une défiance un peu excessive vis à vis des politiques. Pardon de le dire [mais] j’ai été un moment du côté des politiques : le politique ne peut pas tout. Il peut beaucoup, mais il peut dès lors que le citoyen éclaire, et [dès lors] qu’il a un mandat. Ce soir on donne une forme de mandat aux politiques. [Nagui : Plus de 500 000 personnes ont répondu à l’enquête]. Donc sortons de cette défiance car il y a aussi chez les politiques des hommes et des femmes qui sont animés par le sens de l’intérêt général, mais qui sont parfois sous des injonctions très contradictoires. Mais j’adresse aussi un message aux politiques, c’est de sortir de cette politique partisane qui stérilise le débat public, et d’écouter, de s’inspirer de la société civile. Il y a des initiatives dans la société civile qui pourraient devenir les standards de demain. Voilà le cercle vertueux dont on pourrait s’inspirer de l’émission de ce soir. »

 

3) Les invités


Les invités (photo France 2)

Nicolas Hulot, journaliste et animateur, créateur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, ancien ministre français de la Transition écologique et solidaire ;
Thomas Pesquet, astronaute ;
Lambert Wilson, comédien et metteur en scène ;
François Gabart, navigateur ;
– Issia Lorrain, lycéenne, activiste, porte-parole française du groupe Youth for Climate ;
– Isabel et Melati Wijsen, fondatrices de l’association Bye Bye Plastic Bags ;
Marion Chaygneaud-Dupuy, lauréate du prix Terre de Femmes 2019 pour son action de nettoyage ;
Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif Éthique sur l’étiquette et du Collectif de défense des droits de l’homme et de l’environnement dans le secteur du textile ;
Leila Meistertzheim, biologiste de l’expédition Tara pour la sauvegarde des océans, spécialiste des microparticules ;
Ségolène Humann, rédactrice du rapport international sur les pesticides, doctorante à l’université de Bern ;
Karine Bidart, directrice générale de l’Agence parisienne du climat ;
Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA, coprésidente du groupe n°1 du GIEC ;
Michel Cymes, médecin et animateur ;
Hugo Clément, journaliste ;
Élise Lucet, journaliste, rédactrice en chef de « Envoyé spécial » et « Cash investigation » ;
Jamy Gourmaud, journaliste et animateur ;
Frédéric Lopez, producteur de « Rendez-vous en terre inconnue » ;
Sidney Régis, ancien apnéiste, animateur ;

Interviewés :
Guillaume Néry, double champion du monde de plongée en apnée ;
Greta Thunberg, militante suédoise pour la lutte contre le réchauffement climatique ;
Caroline Faraldo, expert fondation Nicolas Hulot ;
Samuel Lerré, expert fondation Nicolas Hulot ;
– Sébastien Galy, expert fondation Nicolas Hulot ;
– Marion Chéron, expert fondation Nicolas Hulot.

 

4) Revue de presse

Cette émission n’a hélas fait l’objet d’aucun article sérieux après sa diffusion. Quelques brefs articles ont certes évoqué l’émission (ex : Le Monde) mais c’était avant diffusion. Pas d’article énumérant les 10 engagements et donnant pour chacun le résultat des votes des téléspectateurs, rapportant les principales interventions des invités et mettant en perspective l’émission dans le contexte de l’urgence climatique.

Les seuls articles que j’ai trouvé hormis le communiqué de presse de FranceTelevision  :
– soit critiquaient l’orientation grand public de l’émission (France Culture : « Engagez-vous, qu’ils disaient »).
– soit précisaient simplement l’audience de 2,3 millions de téléspectateurs et 12,3% de part d’audience sans évoquer le contenu de l’émission (jeanmarcmorandini.com, toutelatele.com).
– soit alimentaient de fausses querelles superficielles sur les animateurs (Femme actuelle titre « Nagui quitte le plateau après l’annonce d’un invité » alors qu’on voit en 0h11 et 2h15 que Nagui ne quitte nullement le plateau aux annonces puis arrivées de Michel Cymes, Femme actuelle titre également « La jolie bourde d’Anne-Elisabeth Lemoine que personne n’a vue » où elle cite par erreur le nom de son émission), soit n’hésitant pas à prendre ses sources de réflexion sur des publications richement argumentées sur les réseaux sociaux (« GQ : Après L’émission pour la terre, Nagui se fait démonter sur les réseaux sociaux »). Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt…

[Ajout du 21/10/2019] Sur les réseaux sociaux et blogs, « L’émission pour la Terre » est relayée de façon constructive par les pages Facebook de Frédéric Lenoir (près de 1000 like et 500 partages), et Jean-Marc Jancovici (près de 300 like et 100 partages) invitant à consulter la vidéo de l’émission sur YouTube. D’autres rares blogs rapportent rapidement l’émission (18h39) ou juste quelques éléments ponctuels (Brut, Positivr), ou versent dans l’obstruction (economiematin). Enfin, le Crous de Lyon s’engage sur les fruits et légumes de saison, manger végétarien un jour par semaine et les gobelets plastique.

 

5) Conclusion (…et pétition)

Cette émission marque un jalon dans la communication grand public sur le thème environnemental : c’est le constat de l’urgence écologique et climatique accompagné par des images choc compréhensibles par tous. C’est un appel à changer ses habitudes à travers des engagements citoyens, à la portée de tous. C’est enfin un discours positif, montrant une direction, enrobé par une touche de bonne humeur (grâce à Nagui).

Cette émission est une étape dans la mise en place de nouvelles normes sociales, dans lesquelles certaines attitudes commencent à devenir ringardes : rouler en SUV, prendre l’avion, manger trop de viande, utiliser des produits jetables, et en règle générale ne pas avoir conscience de son empreinte carbone et de sa nuisance biologique.

La conclusion de Nicolas Hulot mérite d’être répétée, en particulier son message aux citoyens : « Il faut que l’on sorte de ces postures où il y a une défiance un peu excessive vis à vis des politiques. Pardon de le dire [mais] j’ai été un moment du côté des politiques : le politique ne peut pas tout ». Daniel Cohn-Bendit déclarait il y a un an à propos de réformes environnementales contraignantes pour les citoyens que « La société n’est pas prête ». Cette émission est un pas dans la bonne direction.

En 2003, il y a 16 ans, un évènement similaire avait eu lieu, le Climaction** avec la même démarche mais sans participation interactive de l’ensemble des Français, seul le public sur le plateau pouvant voter.

Personnellement, cette émission pour la Terre m’a émue par son audience et l’engagement des téléspectateurs, mais aussi car c’était un rêve qui se réalisait. Une telle émission pédagogique grand public me semblait incontournable et je l’attendais depuis longtemps (j’avais raté celle de 2003). J’en recommandais régulièrement l’idée à des journalistes et spécialistes de l’environnement, rappelant les précédents d’autres émissions pédagogiques : par exemple « Vive la crise » en 1984 avec Yves Montand. Mais surtout, en 1994, une première audiovisuelle mondiale : toutes les chaînes de télévision d’un pays, la France, diffusaient un programme unique de 6 heures, en direct, unies dans une opération inédite de pédagogie et d’appels aux dons face à l’épidémie de Sida : TF1, France 2, France 3, Canal+, Arte, M6 et RFO (et hors de France par RTBF, RTL TVI, C+ Belgique, TV5 et CFI). Pour les jeunes lecteurs de ce Blog, je précise que ce soir là toutes les télévisions de France qui étaient allumées ne pouvaient voir que cet unique programme pédagogique « Sidaction ».

7 avril 1994 : Premier Sidaction, l’union sacrée télévisuelle, toutes les chaînes de télévision diffusant le même programme, une première mondiale (photo extraite du générique de l’émission).

« L’émission pour la Terre » doit maintenant s’inscrire dans la durée, devenir un évènement récurrent incontournable à minima annuel comme le Téléthon, Sidaction, Les enfoirés / Restos du cœur et peut-être quotidien comme le rappel des otages au Liban qui pendant des années ont ouvert chaque journal télévisé du 20h de France 2 . L’enjeu planétaire dramatique mérite une audience de premier plan, un dispositif médiatique inédit face à cette menace inédite sur la survie de l’Humanité.

 


Projet d’une nouvelle union sacré télévisuelle pour une cause mondiale (montage Godefroy Troude***).

Cliquez ici pour signer la pétition
encourageant les chaînes de télévision
à organiser un CLIMACTION annuel

 

6) Pour aller plus loin

France Télévision : annonce de l’émission et bilan.
Interview de Nagui « Faire sa part », enregistrée quelques jours avant l’émission.
Interview de Nicolas Hulot « Mobilisation pour le climat », enregistrée quelques minutes avant l’émission.

 

Notes

Retranscriptions par Godefroy Troude. Toutes les photos de cet article sont extraites de l’émission de France 2.

L’article, commencé le 16 octobre, a été achevé le 19 octobre, mis à jour le 20 octobre (ajout de « Home » et création de la pétition), puis le 21 octobre (retrait de la notion de « première fois » et mention du « Climaction » en 2003 suite à la remarque adressée par M. Jean-Marc Jancovici, que je remercie, puis bref rapport des réseaux sociaux et blogs). Nouvelle mise à jour le 23 octobre pour rétablir les liens vers la nouvelle vidéo. Nouvelle mise à jour le 20 novembre pour rétablir de nouveau les liens vers une vidéo fonctionnelle.

Le maintien dans le temps du visionnage de cette émission est compliqué. Elle a été disponible le 16/10 sur le site de France Télévision (mais avec expiration au 22/10). Puis ajoutée le 18/10 sur Youtube (en 720p) sans date d’expiration, mais finalement supprimée le 23/10 après environ 10 000 consultations. Puis ajoutée sur un autre compte Youtube le 19/10 (en 360p, moins bonne qualité) sans date d’expiration avec 1000 consultations fin octobre. Finalement le 23/10 le replay est de nouveau accessible sur le site de France Télévision mais jusqu’au 14/11 (en qualité 576p) sans compteur de consultations accessible. Parallèlement, une version est disponible sur Facebook, mais ne permet pas d’y faire des liens aisément. Elle a enregistré 400 000 consultation à fin octobre. Puis autour du 18/11 la vidéo a encore été supprimée de YouTube et seule subsiste actuellement la version Facebook (c’est la vidéo sur laquelle pointe actuellement cette page). A chaque changement des légères variations de durée de la vidéo abiment hélas un peu plus l’indexation et les repères horaires manquent désormais de précision, pouvant varier d’une minute. Le maintien des repères précis à la seconde me prend à chaque fois beaucoup de temps.

* Montage G. Troude : le titre « L’émission pour la Terre » a été ajouté sur la capture vidéo de l’émission.

** C’est la seconde fois qu’une chaine majeure de télévision française consacre une soirée entière, en « prime-time », à une émission tout public en direct faisant la pédagogie de la dégradation de l’environnement d’un point de vue planétaire et invitant les téléspectateurs à s’inscrire dans l’action. Le précédent était il y a 16 ans, le 2 juin 2003 le « Climaction » (3,3 millions de téléspectateurs) à la différence qu’à l’époque seul le public présent sur place pouvait participer.
Auparavant, avant le documentaire « Home » diffusé en 2009 sur France 2 en prime-time (8 millions de téléspectateurs), en dehors de la personnalité du Commandant Cousteau les sujets environnementaux ne faisaient l’objet que de traitements ponctuels, généralement en seconde partie de soirée, plutôt pour public averti. Quelques exemples :
– 1977 : « La mort qu’on respire » (A2, Les dossiers de l’écran, 1h48) consacré à la catastrophe italienne de Ceveso et son impact sur la santé publique locale.
– 1990 : « Gros temps sur les poubelles » (A2, Apostrophes, 1h30), aborde de façon plus variée les problèmes environnementaux, et sur le long terme, avec Jean-Marie Pelt, Michel Serre, Roger Cans, Pierre Morel et Jean-Claude Duplessy.
– 1992 : « Jacques-Yves Cousteau » (A2, L’heure de vérité, 0h55), à propos du Sommet de Rio et de l’avenir de la planète.
– 2000 : « France marée noire : gestion de la crise » (F3, France Europe Express, 0h50), sur le naufrage de l’Erika et sa marée noire, traite de problèmes environnementaux locaux, et surtout sur un aspect de santé publique.

*** Montage Godefroy Troude reprenant l’habillage de « L’émission pour la Terre » et le nom de l’émission de 2003.

Une réponse sur “France 2 : « L’émission pour la Terre » avec Nicolas Hulot”

  1. Merci pour le compte-rendu de cette émission que je n’ai pas pu voir, mais à laquelle je souscris totalement.

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