Fadela Amara : [on] oublie d’affirmer les valeurs de la République

Fadela Amara, ancienne secrétaire d’Etat, présidente de l’association « Ni putes ni soumises », interviewée sur RTL, explique qu’il y a en France un sentiment de culpabilité post-colonial, que les politiciens depuis 30 ans ferment les yeux sur les revendications religieuses, burka, voile, de peur de stigmatiser, oubliant d’affirmer les valeurs de la République.

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Malek Boutih : [contre Daesh] nous devons avoir aussi une guerre idéologique et pratique

Malek Boutih, député PS, sur France Inter à propos de Daech : « Ces gens-là ne lâcheront rien. Nous [appliquons certes] une politique militaire et sécuritaire mais nous devons avoir aussi une guerre idéologique et pratique, un quadrillage du territoire pour les contrer en profondeur. […] [les] couper net [de] l’ensemble des musulmans mais aussi des autres jeunes avant qu'[ils] ne les emportent »

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Dounia Bouzar : lutte contre l’embrigadement Djihadiste

Dounia Bouzar, Docteur en anthropologie spécialisée dans l’« analyse du fait religieux » était interviewée sur France Inter. Auteur de nombreuses publications, elle a reçu en 2014 médaille de chevalier de la Légion d’honneur. Interview passionnante et éclairante justifiée par sa connaissance du terrain au quotidien.

Partie 1 : « L’embrigadement ne concerne plus seulement les jeunes fragilisés ».

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Abdel Merah : « J’ai beaucoup de peine »

Je viens de lire une interview édifiante d’Abdel Merah dans Télérama n°3394 daté du 28/01/2015. Je la recopie ci-dessous :

Meurtri mais combatif, le frère de Mohamed Merah rappelle le rôle fondamental de l’éducation, en classe et à la maison.

Abdel Merah est le frère ainé de Mohamed Merah : il y a trois ans il s’est trouvé plongé dans une tragédie nationale et un drame familial après que son frère de 23 ans (qu’il n’appelle plus que « Mohamed Merah »), terroriste fanatisé, eut semé la mort autour de Toulouse en abattant froidement sept personnes. Après les attentats de janvier, Abdel Merah a accepté de témoigner à titre exceptionnel de l’importance de l’éducation dans la lutte contre l’intégrisme islamique et ses idéologies meurtrières.

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Manifestation JeSuisCharlie, Place de la République

Place de la République (photo Godefroy Troude)

Manifestation JeSuisCharlie, place de la République, 18h50. La place est remplie d’une foule compacte totalement silencieuse. Je suis effondré de voir qu’autant de monde est venu. J’ai du mal à avancer sur la place tellement les gens sont serrés. Au loin, au pied de la statue de la Liberté, des bougies et un « NOT AFRAID » écrit en grandes lettres lumineuses. Soudain, l’une des personnes ayant grimpé sur le piédestal de la statue lève un grand panneau « JeSuisCharlie ». Des applaudissements se font entendre, qui gagnent progressivement toute la place. Tout le monde applaudit, longuement, pendant une minute. Je pense à Cabu, Charb, Wolinski, et les autres. Je pleure. Dans chaque regard croisé semblent se lire les mêmes pensées.

Cabu

J’ai croisé deux fois Cabu, par hasard.

D’abord rue de Buci, ces soirs où l’affluence de piétons gêne le trafic. Un homme excédé, debout à la portière de sa grosse voiture, apostrophait les éboueurs dont le lent camion-poubelle lui bloquait le passage. Cabu était là, sur le bord de la chaussée, immobile dans son grand « Duffle coat », observant la scène avec un léger sourire tendre derrière ses petites lunettes rondes, qui me laissait imaginer qu’il préparait une nouvelle caricature mettant en scène son personnage du « Beauf ». Je suis resté moi aussi une bonne minute à observer cette même scène, mais enrichie de Cabu, avec un sourire non dissimulé…

Quelques mois plus tard, par une belle journée ensoleillée, je le vois monter dans mon bus 63. Discret, il reste debout. Je répugne habituellement à aborder les personnalités publiques, ne souhaitant pas les déranger. Mais cette fois je venais de finir de lire « Cabu au Japon » et je me suis dit que je n’allais pas laisser passer une deuxième fois l’occasion de lui parler. Je lui exprimais brièvement ma joie devant son travail et m’apprêtais à reprendre ma place lorsqu’à ma grande surprise il a relancé la conversation. Je me souviens lui avoir parlé de l’anecdote de la rue de Buci, ce qui l’a amusé. Un contact simple. Je crois qu’on a bien discuté pendant 5 ou 6 stations.