Reworld, ou le cauchemar de l’avenir du journalisme


L’article du site Arrêt sur Images (montage GTR)

La dégradation des contenus du « premier groupe de presse magazine français », Reworld Media, fait l’objet d’un article édifiant, limpide et particulièrement bien sourcé sur le site « Arrêt sur images« .

Reworld Media touche des millions de Français à travers ses publications : Grazia, Closer, Télé Star, Top santé, Science & Vie, Biba, Marie France, Auto Moto, Maison & Travaux, Union, Be Magazine, Télé magazine, Disney Fun, Vie pratique féminin, Vie pratique santé, Le journal de la maison, Mon jardin et ma maison…

L’article confirme et détaille les pratiques du groupe de presse « Reworld Media » déjà soulignées par Le Monde en 2018 :

– Un modèle économique axé principalement sur des articles promotionnels financés par des marques avec des articles commandés à la rédaction directement par la régie publicitaire.

– Des articles rédigés non pas par des journalistes, mais des « chargés de contenu » (stagiaires et pigistes payés sous le statut d’autoentrepreneurs) parfois plus nombreux que les journalistes eux-même, et dont le sujet est souvent déterminé d’après le « buzz » que pourrait faire le sujet selon les statistiques de Google Analytics ou Facebook. Une partie des sites des revues est alimenté par des rédacteurs à Madagascar et mis à jour par des robots.

– Avec un objectif de 5 contenus par jour, 25 contenus par semaine, 100 contenus par mois, le tout dans une pression où ils « ne savaient pas trop qui était leur chef vu le turn-over permanent », outre des articles reprenant des informations parues ailleurs, ils doivent créer des publicités déguisées : « Les commerciaux négociaient ces ‘partenariats’, et on nous disait : il faut faire tel article pour telle marque, dire que c’est génial. Le plus souvent, sur des sujets auxquels on ne connaissait rien ».

Je vous recommande de lire l’article sur le site Arrêt sur images.

 

Sur le même thème :
« Neutralité carbone » : certains médias ne comprennent pas ce qu’ils écrivent
Le Parisien : une méconnaissance embarrassante de Wikipedia

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *