COP23 : Nous partons vers 3°C

COP23 : Je n’ai pas vu dans la presse de bon résumé du discours d’Emmanuel Macron, alors en voici plus fidèle :

« La lutte contre le dérèglement climatique est un combat majeur de notre temps. […] L’accord de Paris est comme la Chancelière [Angela Merkel] vient de le rappeler un point de départ […] sur lequel nous ne lâcherons rien. »

Nous partons vers 3°C :

« Ce point de départ fixe d’ici à 2100 un objectif d’augmentation de 1,5° C en moyenne de la température du globe. [Or] nous sommes aujourd’hui [dans une direction] au dessus de 3°C. Si nous continuons […] nous acceptons tacitement la disparition d’un bon nombre de peuples ici représentés. […] »

Financement du GIEC : compenser le départ des USA

« Le GIEC est une des composantes majeures [de l’expertise scientifique qui alimente nos décisions]. Il est aujourd’hui menacé par la décision des Etats-Unis de ne pas garantir [son] financement. Je souhaite que l’Europe se substitue aux américains et je veux dire que la France sera au rendez-vous [applaudissements]. Je souhaite qu’un maximum d’états Européens puissent à nos côtés compenser la perte de financement américains, mais je peux vous garantir qu’à partir de 2018 par un centime ne manquera au GIEC […] »

Prochain sommet le 12 décembre :

« Nous devons accélérer la mise en oeuvre effective de l’accord de Paris. […] Nous devons commencer à mettre et oeuvre et avoir les premiers résultats. […] Avec vous tous, avec le secrétaire général des Nations Unies, le président de la banque mondiale, [nous nous réunirons] le 12 décembre prochain [pour] montrer les premiers résultats concrets. […] »

Les USA peuvent compenser la décision du retrait :

« Ce que je nous fixe comme objectif collectif pour le 12 décembre, c’est de montrer que les villes et le secteur privé américain sauront compenser la totalité de l’engagement américain. »

Au niveau Européen :

– « […] Acter […] d’un prix à 30 euros la tonne de CO2 […] qui permettra de changer les comportements, de transformer le comportement de nos investisseurs, de nos acteurs industriels […] Cela suppose des décisions […] une taxe [à nos] frontières [pour] protéger nos secteurs économiques face à l’importation venant de pays qui ne respectent pas du tout les mêmes objectifs [de] transformation environnementale. […]
– [Accélérer] la montée des énergies renouvelables. Pour [qu’elles se substituent] à des énergies non intermittentes nous avons besoin d’avancer sur le stockage de l’énergie […] »

Pour la France :

– « [nous avons] décidé la fermeture de toutes les centrales à charbon d’ici la fin de l’année 2021,
– l’absence de construction de toute nouvelle centrale thermique,
– et […] l’interdiction de tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbure dans notre pays. C’est la première fois qu’un pays décide d’une telle politique pour son territoire. […]
Cette transformation implique la montée en charge des énergies renouvelables.

Pas de confusion avec le nucléaire

Et que personne ne se trompe ici : prétendre que nous devrions accélérer les fermetures de centrales nucléaires sans avoir répondu préalablement à cela, c’est nous condamner dans les prochaines années à rouvrir des centrales à charbon ou des centrales thermiques. Et donc faire l’inverse de ce que nous sommes en train de nous engager à faire. La priorité, c’est la baisse des émissions […] de gaz à effet de serre.

Cette priorité [c’est]:
– pour la mobilité […] une politique fiscale inédite permettant de faire converger l’ensemble des modes de transport […]
– supprimer les véhicules contribuant à l’effet de serre d’ici à vingt ans. Engagement ferme de l’État, de l’ensemble des industriels dans lequel nous avons donc décidé d’entrer.
– investir massivement dans la rénovation thermique des bâtiments, dans l’efficacité énergétique et dans une vraie politique d’investissement dans la transformation de notre modèle énergétique industriel et économique […] »

Conclusion

« Les pays riches ont une double responsabilité. Nous avons participé au changement climatique, nous avons participé à la transformation de l’ère industrielle et contemporaine avec tous les effets que nous connaissons ; nous devons donc participer aujourd’hui activement à la transition climatique et à l’atténuation de ses effets. Au siècle dernier, les pays riches ont imposé au monde leur modèle industriel, aujourd’hui il leur est interdit d’imposer au monde leur propre tragédie. Nous n’avons donc qu’une obsession : l’action ; nous n’avons qu’un horizon : c’est maintenant. »

Le texte ci-dessus est ma transcription de la vidéo disponible ici.

Vous pourrez trouver le texte complet sur le site de l’Elysée est ici.

Dommage que je ne l’ai pas vu plus tôt, j’aurai gagné du temps

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